Publié dans Haro, nigeria

La Chine Veut Interdire les Véhicules à Carburant Fossile, et le Nigeria Angoisse

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La Chine a annoncé sa décision programmée d’interdire la production et la vente de véhicules à carburants fossiles.

Aussitôt, dans la presse nigériane, on entend pousser des gémissements et des cris d’orfraie, expression de l’angoisse du pays à l’idée de perdre le gros client que constitue la Chine dans la vente du pétrole, qui est la colonne vertébrale de l’économie du géant ouest-africain au pied d’argile.

Trouble looms for Nigeria as China plans to ban petrol, diesel vehicles

Quelle misère ! Et quelle culture de la paresse et de l’impréparation chevillée au corps et à l’âme !

Impréparation non, mais plus exactement refus obstiné de se préparer, de faire ce qu’on doit à son destin, pour autant qu’on y croie.

Pourquoi les  Africains – et les Nigérians en sont l’exemple le plus pathétique, pour ne pas dire le plus caricatural – sont-ils si  rétifs à la contrainte salutaire, au sacrifice librement consenti  pour être, devenir ou rester maître de soi et de son destin ? La seule contrainte qu’ils acceptent est celle exogène de l’esclavage et du colonialisme qui est en définitive, la conséquence fatale du refus de la contrainte positive, automotrice et autonome.

Avant d’en arriver à l’automobile à carburants fossiles, les Chinois se sont astreints durant des décennies au vélo et à toutes sortes de moyens de transport à énergie humaine ou animale – contrainte librement consentie..

Qui a fait la promotion du vélo et des moyens de transport à énergie humaine en Afrique où la facilité est érigée en seconde nature et en impensé de la vie collective ? Qui l’a fait au Nigeria où l’on s’est naturellement vautrée dans les motos et autos  venus d’ailleurs et non fabriqués sur place ?

La décision chinoise d’interdire les véhicules à carburants fossiles est cent fois plus complexe, cent fois plus contraignante que celle de diversifier l’économie et de la soustraire à l’emprise idiote de la dépendance monomaniaque vis-à-vis du pétrole.

Et pourtant, les Chinois prennent cette décision, en toute conscience, parce qu’ils savent que gouverner c’est prévoir, et ils ont le sens de la contrainte et du sacrifice nécessaires pour rester maître de leur destin. Ils n’attendent aucune autre nation, aucun  dieu pour les sauver quand ce serait trop tard ; surtout pas un dieu étranger, le dieu des Blancs qui nous ont dominés et nous dominent sans merci.  Ils savent que dans le monde où nous sommes personne ne sauve personne, et que chaque nation, chaque race, chaque peuple se sauvera lui-même ou périra seul.

Pendant ce temps, dans la nation soi-disant la plus peuplée et la plus riche d’Afrique – riche, mais riche de quel travail surgi de la main de son peuple ? – toujours sous l’emprise d’une paresse qu’on n’ose qualifier de congénitale bien qu’elle soit chevillée au corps et à l’âme collective – les gens gémissent et poussent des cris d’orfraie …

Omashéo !

Bejide Alamoran

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