Publié dans Haro, Press-Links

JO 2024 : Défense Stratégique et Provisoire de la Francophonie

La Tour Eiffel et le slogan de Paris 2024, « Made for sharing ».

Au moment où pour cause d’élection présidentielle, une fausse polémique lancée par un candidat en mal de publicité remet en scène la critique du colonialisme, une affaire de résistance identitaire de la langue française face à la domination de l’anglais fait sourire en même temps qu’elle révolte, quand on sait le rôle qu’a joué et que continue de jouer la France dans l’échec de l’autonomie des pays africains, notamment sur le plan linguistique.

De quoi s’agit-il ? Dans son édition du 17 février, le journal le Monde titre « JO 2024 : des associations attaquent le slogan en anglais de Paris« 

Un collectif d’associations de défense de la langue française va attaquer en justice le slogan en anglais choisi pour promouvoir la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, a déclaré vendredi leur avocat.

Selon l’avocat du collectif, Me Emmanuel Ludot, le slogan « Made for sharing » enfreint la loi Toubon de 1994, relative à l’emploi de la langue française, ainsi que la charte olympique, qui dispose que « le français est la première langue de l’olympisme », et langue officielle du Comité international olympique (CIO).

Bernard Pivot, un grand passionné de sport et Président de l’Académie Goncourt, n’est pas resté inerte dans cette affaire. « Évidemment, je trouve que ce slogan est une faute, une ânerie », a-t-il commenté vendredi sur RTL, désolé que « Paris, capitale de la francophonie fasse la courbette devant la langue qui n’est pas seulement celle de Shakespeare, mais celle de Donald Trump ».

Alors, que dire après une telle levée de boucliers ? La réaction du collectif de défense de la langue française, à l’instar de la critique sans concession de Bernard Pivot, est tout ce qu’il y a de plus légitime. Et leur argument étant légalement solide, il est à souhaiter qu’ils aient gain de cause en justice. Ce n’est pas un soutien à la francophonie, que nous combattons dans ses objectifs d’aliénation en Afrique, c’est-à-dire le fait d’œuvrer  perfidement à la dépersonnalisation mentale et linguistique des Africains, qui n’ont que faire de se voir imposer, 60 ans après des indépendances truquées, une langue étrangère qui n’a rien à voir avec les vibrations profondes de leur âme, pas plus que leurs intérêts. Prendre fait et cause pour le collectif ici et maintenant, c’est aussi hurler le désir des Noirs de cesser de parler chez eux principalement la langue des blancs !

Ahandessi Berlioz

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