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L’Africain et la Libéralité Paresseuse des Réseaux Sociaux

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aka3Pour beaucoup d’Africains, — race, on le sait, historiquement  peu portée sur la lecture –  en dehors du téléphone qui semble avoir été envoyé  par Dieu via le Blanc pour satisfaire leur congénitale incontinence salivaire, les nouveaux médias numériques, se limitent à ceux qui, comme la fameuse application Whatsapp, adhèrent le plus intimement à leur légendaire inclination à l’oralité.

Alors, à travers et par ces outils qui constituent ce que dans leur conformisme joyeux, les Africains appellent comme tout le monde « réseaux sociaux », on tient palabre, on s’envoie des histoires plus ou moins originales, informatives et/ou instructives, des documents audiovisuels de toutes sortes, allant de l’humour à l’information politique la plus militante.

Mais, l’expérience montre que, dans 90% des cas au moins, l’expéditeur d’un document n’en est pas l’auteur. Lorsque le document atterrit dans une boîte n, il est déjà passé par   monts et par vaux, et a déjà derrière lui, à travers tous les lignes et nœuds des réseaux sociaux, une longue histoire de transmission, qui en dit long sur sa trajectoire

Ainsi, l’Africain choisit non seulement le médium le plus près de son inclination  paresseuse à l’oralité, mais dans la même logique paresseuse, il contribue très peu à son contenu. Ce qui est une double cause de paresse, signe d’une décadence inexorable.

Si on ne doit pas jeter la pierre au descendant d’une société qui a traversé les pires épreuves de l’histoire de la domination de l’homme par l’homme de ne pas être aujourd’hui un grand pionnier de l’invention technologique, le moins qu’on puisse espérer d’une telle société est de récuser le rôle de colporteur pour embrasser farouchement la conscience de contribution érigée en éthique.

Peut-être qu’une contribution citoyenne à cette éthique de contribution serait-elle, pour chaque destinataire de documents via les « réseaux sociaux », d’exiger de son expéditeur d’être l’auteur d’au moins un envoi sur deux, ou alors de bien vouloir renoncer à sa générosité paresseuse.

Afouda Barthélémy

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