Publié dans Haro

Le CPI, de Gbagbo aux Maraudeurs dans le Jardin Privé de la France

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Le touareg responsable de la destruction des Mausolées de Tombouctou se retrouve devant la Cour Pénale Internationale — qui décidément s’illustre comme un machin néocolonial à la solde de  l’Occident en général et en particulier de la France, gendarme impénitent de l’Afrique.

Sinon qu’a-t-on besoin de mener un profanateur de tombes devant la CPI — fût-il un djihadiste ?  Pourquoi le Mali ne peut-il pas juger sur son sol ses propres profanateurs de tombes ? Combien de profanateurs de tombes dont la France regorge pourtant se sont retrouvés devant la CPI ? Non, à la vérité, la France, exploitant l’irresponsabilité infantile des dirigeants africains, saisit l’occasion de faire la promotion de l’universalisme artificieux de son intervention au Mali. Par ce déferrement incongru d’un profanateur de tombes devant la CPI, la France masque ses visées néocoloniales tenaces par la mise en scène d’une bonne volonté juridique pour le moins douteuse.

Hier c’était Gbagbo, aujourd’hui un profanateur de tombe ; demain peut-être des maraudeurs dans le domaine privé de la France scandaleusement prélevé sur l’espace régalien de nos capitales, comme à Cotonou ?

Aminou Balogun

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