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Mémoire, Justice et Responsabilité : Conditions sine qua non de la Cohésion Nationale et du Progrès Social

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COMMUNICATION SUR LE THEME, présentée par Laurent METONGNON

Comme tous les peuples en quête de justice, de liberté, et de bien-être social, notre peuple rejette les persécutions, les atteintes aux droits des citoyens. Et c’est pourquoi toutes les fois que les pouvoirs publics basculent dans les exactions contre les citoyens ou observent un silence coupable dans des cas pareils même sans leur implication directe, on assiste à des protestations voire à des soulèvements. On peut citer les exemples comme lors de l’assassinat de Bohiki en 1963 à Porto-Novo ; on peut citer le cas des protestations massives à Cotonou lors du décès suspect d’un opposant togolais en exil en la personne de Me Kouassigan dans les années 70, etc. Et tout cela pour dire « Non, ça suffit, il ne faut plus jamais ça !».

De la même façon, comme tous les peuples fiers et dignes, notre peuple sait rendre hommage à ses enfants qui se sont illustrés pour le défendre. Et c’est pour cela qu’il n’oublie pas ses héros même si les pouvoirs publics ne font pas beaucoup pour préserver leur mémoire en magnifiant leurs hauts faits et leur bravoure à travers des monuments, le baptême de rues et autres édifices en leurs noms. On peut noter qu’il est peu enseigné aujourd’hui dans les écoles la résistance des peuples de notre pays à la colonisation par exemple avec l’identification des hommes et femmes qui ont pris le devant et la tête de telles résistances partout du nord au sud, de l’est à l’ouest. Est-ce que c’est à dessein ?

On s’interroge. On s’interroge d’autant plus qu’il y a un minimum qui se fait avec les distinctions honorifiques que décernent les ordres de mérite divers selon les secteurs d’activité mais surtout l’ordre de mérite national pour les services rendus à la nation, notamment en direction des travailleurs.

Mais lorsqu’on regarde la pratique générale dans notre pays et le silence assourdissant sur les demandes répétées depuis 1989 relativement à la réhabilitation, l’indemnisation et l’immortalisation des combattants victimes de la répression politique, il y a de quoi se révolter. Il y a de quoi se révolter parce qu’on a affaire des hommes et femmes qui, au sommet de l’Etat savent décerner les distinctions honorifiques et les décorations, non seulement aux nationaux mais aussi à des personnalités étrangères qui coopèrent avec notre pays. Mieux, ils vont dans les pays de ces personnalités lors de certaines célébrations qui rappellent les hauts faits des héros que ces pays commémorent.

A titre d’illustrations, les gouvernants du Bénin et ceux d’autres pays africains assistent aux célébrations du 14 juillet à Paris ou dans les ambassades de France, ils visitent des monuments à la résistance et autres. Des journées internationales sont retenues et célébrées, comme la journée de l’Enfant Africain, le 16 juin de chaque année qui immortalise le jour où les élèves noirs se sont révoltés sous

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