Publié dans Haro

Yayi Boni ou la fin d’un « petit roi sans gloire »

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« Et puis j’ai vu défiler quelques bandits notoires, présidents, sous-ministres et petits rois sans gloire » chante Renaud dans un des morceaux de son nouvel album dédié à la marche jesuischarlie du 11 janvier à Paris.

Et je n’ai pu m’empêcher d’avoir la vision carnavalesque de Présidents africains, voleurs et autocrates patentés, en villégiature diplomatique sur les bords de la Seine à l’appel de leur malsaine mère patrie éprouvée ; et plus notoirement l’image de l’un de ces « rois sans gloire », récemment déchu, qui, à cette occasion, écrasa une larme de caïman, en mémoire des journalistes disparus et des victimes du terrorisme en France. Or ce même homme qui faisait étalage de sa compassion, chez lui,  opprimait les journalistes, régentait la presse dans un climat de pensée unique vouée à sa seule personne, et se souciait comme d’une guigne des victimes africaines du terrorisme, dont certaines succombaient par dizaines chaque jour à quelques encablures de son pays.

 Cette image d’un Yayi Boni écrasant publiquement une larme à Paris pour plaire à ses maîtres français a manifestement fait long feu. Il espérait un coup de pouce de la France pour se maintenir, mais le temps est passé où la Françafrique dicte ses lois aux États africains. En tout cas, le peuple béninois n’a pas été dupe, et comme un seul homme, il a renvoyé au musée de l’histoire ces supercheries d’un pantin apatride, « petit roi sans gloire » en mal de perpétuité

Aminou Balogun

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Un commentaire sur « Yayi Boni ou la fin d’un « petit roi sans gloire » »

  1. Il a peut être tout simplement les yeux qui larmoient à cause d’une irritation. cela arrive à tout le monde.

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