Sous le Bananier : l’Âme Sournoise de la Violence Armée dans le Monde

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Il y a une logique de lâcheté croisée dans les expressions de violence armée dans le monde. D’un côté les pays forts font des « frappes » — machine de tuerie à sens unique avec des engins sophistiqués censés détruire « proprement » l’ennemi. C’est-à-dire sans pertes en vies humaines du côté du destructeur. Mais pour un combat équitable et viril les ennemis en face devraient avoir les mêmes types d’armes de part et d’autre. Et c’est la bravoure des uns et des autres scellée dans la justesse relative des causes qui fera la différence sous le regard de Dieu.
De même, les terroristes pénètrent subrepticement des pays ennemis ou parviennent à y recruter des agents endoctrinés qui perpètrent des actes de barbarie sans nom sur des gens qui ne les connaissent ni d’Adam ni d’Eve, qui ne leur ont rien fait mais qu’ils associent arbitrairement dans un essentialisme idéologique délirant et tragique. S’ils sont si vaillants, ces soi-disant combattants — de Dieu ou du Diable — que ne se confrontent-ils aux professionnels de la chose militaire, aux armées et aux systèmes de défense des pays dont ils se prétendent les ennemis ? Pourquoi s’attaquent-ils à des innocents sans défense, fauchés dans le courant ordinaire de leur vie quotidienne ?
Comme on le voit, le dialogue de sourds ou la lâcheté croisée est l’âme sournoise de la violence armée qui consume le monde.
Amida Bashô

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