Obasanjo : Comment j’ai Échappé 36 Fois à la Mort

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Dans son Autobiographie intitulé « My Watch » l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a donné un aperçu de la façon dont il a jusqu’ici échappé de près à la mort moult fois depuis 78 ans qu’il est sur la terre.
«Étant l’un des deux enfants survivants de ma mère (sur sept), je dois avoir eu la grâce de Dieu pour traverser l’obstacle de la mortalité infantile. Les cinq autres n’ont pas atteint un an. Les vicissitudes de la vie et les ressources limitées en milieu rural ne garantissent pas la survie des enfants nés de mon temps et dans l’endroit où je suis né. Au village de mon enfance, j’ai été mordu par un scorpion une fois, et j’y ai survécu. Les herbes locales et une concoction appliquée par le guérisseur m’ont sauvé. J’ai appris plus tard qu’elles ne fonctionnaient pas à tous les coups.
« Quand j’étais à l’école primaire à Abeokuta, j’étais allé au bord de la rivière Ogun pour essayer de nager. Mon ami et camarade de classe qui était venu avec moi m’a demandé de plonger avec lui dans l’eau; Je lui ai di me précéder. Il a plongé et sa tête a heurté un rocher ; il n’a pas survécu. Ma mère m’a tiré l’oreille et m’a averti de ne plus jamais aller à la rivière pour nager. Cela a marqué la fin de ma tentative d’apprendre à nager.
« Quand j’étais un militaire en stage à Pirbright en Angleterre, j’ai eu un accident en apprenant à conduire. Il aurait pu m’être fatal autant qu’au motocycliste venant en sens inverse, mais nous avons tous deux survécu. De retour au Nigeria, j’ai eu un autre accident dans lequel le véhicule militaire que je conduisais sans permission était déchiqueté. J’ai survécu avec une main fracturée. En tant que jeune officier en mission de maintien de la paix des Nations Unies au Congo Léopoldville, aujourd’hui République démocratique du Congo, j’ai eu une altercation avec des soldats congolais qui aurait pu m’être fatale.
« De retour du Congo, j’ai été affecté au génie militaire, où je devais apprendre à conduire la moto à des fins de reconnaissance. Parti seul pour une virée en moto dans le cadre de ma formation, j’ai eu un accident grave où, encore une fois, la moto a été déchiquetée, et j’ai été sauvé par mon casque d’acier. Le récit de ma survie miraculeuse pendant la guerre civile alors que quatre de mes gardes du corps ont été tués sur le coup est bien connu.
« Quand je suis parti de la fonction publique en tant que chef d’Etat militaire, j’ai été nommé Professeur Honoraire à l’Institut des études africaines de l’Université d’Ibadan. On m’a donné une maison où je pouvais rester quand je viens travailler dans l’université. À une occasion, je devais donner une conférence et y passer la nuit; mais curieusement, j’ai décidé d’inspecter l’ensemble du bâtiment. A la surprise générale, j’ai découvert, un trou dans la fenêtre vitrée; et sur le grillage anti-moustique de la fenêtre il y avait un trou près du chevet du lit, juste assez grande pour accueillir le canon d’un pistolet. Je ne dormis jamais dans cette maison. La communauté universitaire et le vice-chancelier étaient sous le choc.
« Sur mon chemin d’Abeokuta à Ogbomosho où j’allais assister à la cérémonie de remise des diplômes du pasteur Bolarinwa que j’ai parrainé, je suis assailli par des voleurs armés. Ils ont coupé en face de ma voiture pour l’arrêter, sont sortis et ont tiré en l’air, sont entrés dans la voiture et sont repartis. Calmement, je suis sorti de la voiture avec mon conducteur et les autres passagers. J’ai fini par comprendre que si les voleurs avaient su qui j’étais, ils n’auraient pas pris cette voiture, ou ils auraient pu me tuer pour éviter d’être arrêté. J’ai compris aussi que les policiers les ont suivis à une conclusion logique. En plus, j’ai entendu toutes sortes d’histoires sur la façon dont des féticheurs ont essayé ou essayent de me tuer et comment j’ai échappé grâce à des pouvoirs surnaturels. Je ne crois pas aux fétiches et ne connais rien à ces pratiques.
«Ma plus grande menace de mort à laquelle j’ai échappé a été provoquée par les machinations et les pièges d’Abacha. Mais je dois ma vie sauve à l’œuvre de Dieu. « 

M. Obasanjo a déclaré qu’en raison de ce tango avec la mort la mort, les gens ont construit un mythe autour de sa personne disant qu’il était plus qu’un être humain ordinaire.
« Une fois, un écrivain me décrit comme un homme avec sept vies», a déclaré l’ancien président. Cela est, bien sûr, une exagération; aucun homme n’a plus d’une vie. Mais quand vous avez presque miraculeusement échappé à la mort à plusieurs reprises, les superstitions et les mythes sont construits autour de vous. On va même jusqu’à vous créditer de pouvoirs que vous n’avez pas. Par exemple, être appelé ‘Ebora’, ce qui signifie l’esprit « .

Affirmant qu’il qu’il ne croit pas aux fétiches ni ne connaît rien aux pratiques fétichistes, M. Obasanjo a dit qu’il était resté en vie jusqu’à maintenant simplement à cause de la consistante générosité de Dieu envers lui, une dette qu’il a dit qu’il allait continuer à payer en « remerciant et adorant Dieu et en me plaçant sans réserve au service de l’humanité et de Dieu »
trad. Alan Basilegpo
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