Yayi Boni, à la Recherche d’une Légende Personnelle

image

La geste politique de Yayi Boni, pour être comprise, doit être considérée du point de vue de la psychologie de son héros. La politique a beau être une action à incidence collective, ses acteurs ne laissent pas d'être des individus, qui ont une histoire, une psyché, des motivations, des désirs et des frustrations. Pour comprendre la geste de Hitler depuis sa prise de pouvoir par un coup de force politique en 1933 jusqu'à son suicide en 1945, en passant par la guerre et les horreurs dont la moindre n'est pas le génocide des minorités ethniques ou morales, il faut sans aucun doute prendre en compte l'histoire personnelle de cet Autrichien d'origine devenu par la force des choses et par la force brute le Führer du Troisième Reich.
De même, et toutes proportions gardées, pour comprendre le drame collectif qui se joue au Bénin depuis 2006 et dont M. Yayi est l'acteur principal, on ne peut sous-estimer la dimension psychologique de l'homme, ni balayer d'un revers de main la somme des idiosyncrasies de ses acteurs.
Il y a d'abord l'homme, né musulman et converti au christianisme avec aujourd'hui une dépendance assez forte vis-à-vis de la religion pour que ses conseillers les plus écoutés soient des pasteurs évangélistes. La religion, comme le disait Émile Durkheim, est un délire bien fondé. En l’occurrence, elle est l'élément catalyseur et canalisateur des délires de celui qui, par un coup de chance extraordinaire, et non sans l'indécrottable haine de soi des Béninois du sud, est devenu président de la république du Bénin. Cette odyssée politique dont l’ivresse de la réussite le porte toujours, il l’a réalisée en mettant en jeu l'une de ses ruses caractérielles les plus tenaces, l'humilité factice ; une humilité qui se met en scène à coups de révérence et de génuflexions et à laquelle, ceux à qui elle est adressée résistent difficilement. Mais cette humilité factice n'est qu'une façon de faire l'âne pour avoir le foin. Sa mise en jeu est des plus ambigües. En raison de son extraction ethnique, de sa biographie personnelle, Yayi Boni ne mène pas large sur le plan de l’estime de soi, et sa compulsion à la soumission à ses supérieurs du moment se compense toujours par une compulsion inverse à la répression, à la domination de ses inférieurs, ceux qui sont dans son entourage immédiat, familial ou même ceux qui, à un moment donné ou à un autre, lui ont fait la courte échelle. Les Soglo qui furent à l'origine de son éclosion politique, par le couteau qu’il leur tient sous la gorge actuellement, en savent quelque chose. Plus d'un de ses géniteurs politiques, en voyant sa superbe démentielle aujourd'hui ne reconnaissent pas l'humble être affable d'hier qu'ils avaient adoubé.
Telle est la profondeur de la blessure complexuelle de la personnalité de Yayi Boni que, pour en guérir, il est obligé de faire montre d'une volonté de puissance sans commune mesure. Ainsi, le complexe d'infériorité est refoulé sous les actes délirants de violence, d’acharnement contre des ennemis imaginaires ou nécessaires. Ce complexe s’exprime aussi dans le désir d'être au centre de l’attention ou de l'intérêt collectif en permanence. Il va juste qu'à un désir de déification auquel les délires religieux prêtent un semblant de légitimation sinon par la comparaison avec Dieu du moins par l'auto-proclamation comme messie. Enfin, d'un point de vue purement sociologique, il se traduit par la bonne volonté sociologique du simple docteur en économie qui n'a dégotté ce titre douteux que pour l'exhiber urbi et orbi, en faire un étalage ronflant. Cette ostentation intellectuelle est le propre de ceux qui, ayant eu un doctorat, ne résistent pas au désir idiot de se faire appeler Docteur, désignation expressément réservée aux médecins.
Face à cet édifice complexuel d'une immensité inénarrable, la solution pour Yayi Boni réside dans la compensation. Compenser le manque social et intellectuel en se faisant appeler « docteur », tout simplement parce qu'on a eu un doctorat ; compensation socioprofessionnelle en devenant Président de la BOAD ; compensation politique en devenant Président de la République. Dans tous les cas, peu importe que la réalité de l'objet de sa magnification soit effective : peu importe que la BOAD soit une banque digne de ce nom ; que les transactions financières de toute l’Afrique soit inférieures à 3% du volume mondial ; peu importe que son doctorat soit écrit par lui-même ou un autre, ou bien sa pertinence ou son originalité ; peu importe enfin que le Bénin soit une république bananière ou non, peu lui chaut : dans tous les cas, il suffit que Yayi Boni soit appelé « docteur », « président de la BOAD », « président de la république du Bénin ». Cela suffit à nourrir ses désirs de grandeur.

Qu'on le veuille ou non, et en dépit des proclamations de désintéressement de la part des intéressés, la politique engage toujours une part de narcissisme. Ce n’est pas pour rien que dans l’antiquité elle s’opposait au foyer et était le fait des hommes libres, c’est-à-dire dégagés des nécessités, et qui se reconnaissaient entre eux. Dans le cas de Yayi Boni, nous avons affaire à une recherche maladive de compensation de l'image de soi. Le métier politique n'était pas son souci — loin s’en faut — mais le fait d'être président de la république. Sinon, à l'instar des vrais hommes politiques concernés par la vie de la cité, il se serait fait maire, conseiller ou député. Mais, on n'a jamais entendu son nom ni vu sa présence dans ses lieux et domaines de la vie politique proprement dite. L'homme est passé de la Présidence de la BOAD à la Présidence de la république du Bénin, dans une telle acrobatie de la volonté de compensation que son seul point d'appui paraît avoir été le mot Président. Et, avant de devenir président, pendant les 10 ans qu'a duré son séjour au Togo, il a eu largement le temps d'intérioriser les contours de son rêve, d'embobiner le film de son odyssée présidentielle. Il l’a fait au contact du dictateur Eyadema dont il a intériorisé les manies, les manières et les manigances les plus infâmes ; il l’a fait en élisant dans le théâtre intérieur de sa psyché des personnages clés, des actes, des parcours et des faits incontournables, des passages obligés élevés à un niveau de paradigme de l'action présidentielle.
Si bien qu'une fois devenu président, M. Yayi n'a de cesse de dérouler la bobine de son film du rêve présidentiel. Passionnément, et avec un entêtement qui n'a d'égal que sa volonté de compensation, il se met en devoir de réaliser ce qu'il avait intériorisé, point par point et dans les moindres détails.

Pourquoi Yayi Boni voyage-t-il sans arrêt au risque de ruiner un petit pays comme le Bénin ? Eh bien, parce que, 10 ans, 20 ans plus tôt, quand il embobinait son film du président de la république, il avait capté qu'un président c'est un homme dont la grandeur réside dans les voyages officiels ; un homme que d'autres présidents considérables accueillent avec des tapis rouges. Aller au-devant d'autres chefs d'État, saisir la moindre occasion pour leur rendre visite, échanger des poignées de main avec les grands de ce monde au titre du fait qu'on est Président d'une république, que peut rêver de mieux un homme affligé d'une si furieuse volonté de compensation ? C'est pour cela que d'une manière impudique, et au risque de ruiner le pays, Yayi Boni passe le plus clair de son temps à voyager, pour rappeler au monde et à lui-même qu'il est Président de la République, des fois que le monde se piquerait de l’oublier. C'est aussi pour cela que M. Yayi s'est bagarré comme le diable, a vidé les caisses de l'État pour acheter ( car le Président de la République reste banquier dans l’âme) toutes sortes de consciences au sommet de l'État afin de se perpétuer par un holdup de triste mémoire qui est aussi un coup de poignard dans le dos de la démocratie.

De même, dans l'intimité profonde de sa geste présidentielle, Yayi Boni a intériorisé qu'un président digne de ce nom doit subir des tentatives d'assassinats, de coup d'état, ou d'élimination auxquelles naturellement par sa force suprême, son intelligence, et ses pouvoirs occultes, il se doit d'échapper. Des militaires haut gradés doivent organiser des complots auxquels il échapperait héroïquement ou qu'il déjouerait de justesse. De même, à l'instar d'Eyadema, ce serait bon qu'il sortît indemne d'un "accident d'avion".
C'est ainsi qu'on peut expliquer les coups fumants de soi-disant attaques du cortège présidentiel à Ouèssè, à la veille des élections législatives de 2006. De même au lendemain du hold-up électoral de 2011, sa guerre fratricide avec son mécène et ami cotonnier, M. Patrice Talon, tombé en disgrâce et accusé de tentative d'empoisonnement. Accusations grotesques, absurdes, qui dégradent l'image du Bénin à l'extérieur mais dont l'originalité est aux yeux de son concepteur un élément d'attrait fantastique pour la qualité d'une geste présidentielle digne de ce nom.
Et, aux dernières nouvelles, il est question d'une tentative de coup d'état militaire cette fois-ci où sont impliqués un commandant de gendarmerie et d'autres civiles dont un expert-comptable qui a le tort d'être un cousin de M. Talon. Car telle est aussi la mégalomanie compensatoire et tyrannique de M. Yayi que tout le monde dans le pays doit être ou ses amis ou ses ennemis ; et que tout ami de son ennemi est son ennemi.

Yayi Boni a vu que sous Kérékou un Ministre accusé d'adultère avec la femme du président a été tué ; accusations grotesques qui a terni l'image du Bénin d'alors. Et pourtant les Béninois ainsi insultés dans leur intelligence et dans leur honneur ne lui en ont pas voulu.

Yayi Boni a vu que Kérékou est responsable de la mort ou de la torture de dizaines de nos compatriotes qui ne luttaient que pour la démocratie et la liberté dans notre pays ; et aujourd'hui non seulement le pays ne lui en demande pas les comptes mais il se trouve même des gens futés qui poussent le cynisme au point de vouloir ériger un monument à sa gloire.

Dans la fureur compensatoire qui le pousse à agir, sa notoriété, sa reconnaissance, sa satisfaction personnelle priment sur tout. Le désir de reconnaissance de M. Yayi est si fort qu'il ne recule pas devant la tentation de le satisfaire dans l’infamie, l’abjection, les crimes, le désordre et les attentats répétés contre la vie démocratique. Car ce qui obsède M. Yayi c'est l'accomplissement de soi devant l’histoire. L'érection de sa propre statue, l'homologation par l'histoire de la magnificence de sa geste présidentielle. S'il ne peut l'obtenir en réalisant l'émergence du Bénin promise en 2006, Yayi Boni est tout aussi prêt à l’obtenir par l'immersion du Bénin dans la boue, l'opprobre, la misère et la ruine du rêve démocratique des Béninois.

Dès lors, loin que ce soit l’œuvre de militaires bouc-émissaires, ou de civils innocents, il est temps que les Béninois, tous autant qu’ils sont, se lèvent comme un seul homme pour empêcher Yayi Boni de réaliser sa geste personnelle funeste sur leur dos.

Adenifuja Bolaji

   

copyright3

9 commentaires

  1. Il a certainement lu l’Alchimiste de « Paulo Coelho » et s’est pris pour l’acteur central de l’histoire…

  2. Eh oui, les oeuvres d’imagination peuvent être prises à la lettre au risque d’y compromettre la réalité collective de tout un pays : fiction individuelle contre réalité collective tel est le drame absurde dont le dénouement dépend de la mobilisation de tous !
    Merci pour ce clin d’oeil

  3. son origine paternelle supposée du Nigéria le jette peut-être dans cette transhumance de l’être dans une perte d’identité et il s’acharne à compenser sa misère intérieure avec des règlements de comptes extérieurs

  4. Excellent article, qui pourrait éclairer le peuple béninois et son
    élite pour autant qu’ils optent pour lutter en faveur de la liberté,
    la justice et le progrès.
    Je voudrais mettre deux bémols:
    1) Mis à part une façon rapide de parler, il n’y a pas à mon avis une
    « indécrottable haine de soi des Béninois du sud », je dirai plutôt
    qu’il y a un « indécrottable égoïsme suicidaire des acteurs politiques
    et leurs élites ressortissants du sud du Bénin ». Car parmi les
    communautés nationales béninoises qui ont opposé le plus de résistance
    à la conquête coloniale (à savoir, les adja de Tado, les fons du
    plateau d’Abomey jusqu’à la mer, les nago de Savè, les braribas du
    Borgou et les tambaribe de l’Atacora, les fons furent les plus
    déterminés, les plus patriotes, les plus valeureux! Mais c’est vrai
    qu’en ces temps là, on parlait plus de communauté que d’émergence
    personnelle!
    2) Je crois que la religion, délire bien fondé, n’est « l’élément
    catalyseur et canalisateur des délires » funestes, que lorsqu’elle est
    malhonnêtement instrumentalisée pour réduire son prochain à
    l’esclavage! Si quelqu’un croit en un Dieu qui veut le bien des
    hommes, et qu’il veut se lier à ce Dieu, il n’a aucune raison
    d’imaginer le moindre mal contre quelque prochain que ce soit! De mon
    point de vue, je pense que Yayi Boni ne croit pas un mot de ce que lui
    prescrit sa religion, à moins que ce qui est prêché publiquement ne
    soit le contraire de ce qui est voulu!
    Pour tous les autres points de l’article, il faut renchérir avec
    plusieurs « dièses »: humilité factice, blessure complexuelle, actes
    délirants de violence, « doctorisation » verbale du nom, délires
    mégalomaniaques…, tout cela est plus que calamiteux!
    Merci et Félicitations

  5. Tout simplement merci pour l’article. Néanmoins, si l’école béninoise avait conscience de la personnalité et de la psychologie humaine, elle encadrerait mieux ses apprenant, ses hommes dont parmi eux jaillira les décideurs. Je crois que le mal du siècle émane de la méconnaissance de cet aspect par soi-disant système éducatif. Les actes de M. Yayi ne sont rien d’autre que le prolongement des frustrations engendrées par son parcours. Et puisqu’il a passé une grande partie de sa vie à l’école, on peut donc se demander le rôle de l’école dans le façonnement de l’Homme.

  6. Je relèverais deux points: Primo: Il faudrait mettre à la charge de leurs auteurs le tort de supposer que du fait qu’un homme s’affiche sous des dehors humbles, qu’il n’est point capable de volte-face, d’affrontement implacable. C’est tout de même chez nous qu’on énonce l’adage  » Dan abê abê » aphorisme de « Dan abê abê min énon edou ». « Le serpent silencieux mord ». En bref c’est d’une naïveté insoutenable dont ont fait montre ceux de nos politiciens qui se plaignent aujourd’hui de leurs méprises, à eux qui croyaient avoir à faire en Yayi Boni à un homme infiniment malléable …Ils ont fait Au moins preuve d’un manque de culture psychologique… J’espère qu’ils ont retenu la leçon pour leur gouverne… Secundo: Il faudrait réécrire nos livres d’histoire pour que nous ayons une mesure plus juste des faits car lorsque le commentateur G.C écrit: « Car parmi les communautés nationales béninoises qui ont opposé le plus de résistance à la conquête coloniale (à savoir, les adja de Tado, les fons du plateau d’Abomey jusqu’à la mer, les nago de Savè, les baribas du Borgou et les tambaribe de l’Atacora, les fons furent les plus déterminés, les plus patriotes, les plus valeureux…. » Il faudrait réécrire dis-je cette histoire pour tout au moins dire pourquoi les fons furent comme le dit le commentateur G.C.. les plus patriotes, les plus valeureux. Réécrire cette histoire pour que la mémoire des peuples de notre région déportés par les rois esclavagistes du Dan-Homê avec la complicité des négriers occidentaux ne soit pas continuellement piétinés par l’éloge des faits de guerre du royaume du Dan-homê.

  7. Effectivement la question du rôle de l’école dans le façonnement de l’homme béninois et plus particulièrement des élites mérite d’être posée ; d’une manière générale c’est la conception d’une école au service de nos objectifs et besoins réels qui est en cause. En ce qui concerne les cadres qui ont en charge la direction de notre pays — politique, sociale et économique — comme cela se fait dans la plupart des grandes nations, nous devons réfléchir à créer des écoles spécifiques, qui seront aussi bien des lieux de formation que des milieux d’intériorisation des principes éthiques et des valeurs de sacrifice, d’abnégation, d’amour de la patrie et du prochain…

  8. Il n’y a pas meilleure définition de la haine de soi que celle qui conduit au suicide. Donc dans le fond l’égoïsme suicidaire ressortit à mon avis de la haine de soi ; maintenant est-ce le seul fait des élites politiques, ou est-ce un fait culturel et social total cela peut se discuter ; ma conviction au moins empirique est qu’il constitue la mentalité et l’ethos du Béninois du sud. Il est difficile de parler de patriotisme sans tomber dans un anachronisme insidieux. Parce qu’on ne sait pas par rapport à quelle patrie se situer lorsqu’on compare mettons Fon, Nago et Bariba d’avant la conquête coloniale. Et cette remarque s’adresse aussi à Thomas Coffi sur le thème de l’esclavage. L’esclavage ayant existé dans tous les endroits et les époques du monde, il est difficile en l’espèce de voir le lien que cela entretient avec le fait que le royaume fon d’Abomey a produit en la personne de Béhanzin, l’un des plus grands résistants Africains à la pénétration coloniale européenne. À moins de sous-entendre qu’au moment où il est nécessaire de nous rassembler derrière des symboles de fierté et d’unité nationales, nous devrions continuer à nous enfermer dans des clivages ou des rancœurs mémoriels. Ce type de clivage mémoriel, — où les héros des uns sont mis en cause par la mémoire légitime des autres — est au principe de la haine de soi…
    Pour ce qui est de ton appréciation sur les religions, en effet, leur coexistence pacifique est ce qui est souhaitable dans une démocratie qui a consacré la séparation de l’Église et de l’État. À condition bien sûr que dans leur ivresse personnelle, nos dirigeants ne fassent pas peu de cas de cette séparation, garante de la paix sociale, de la tolérance et du respect mutuel des citoyens.
    Merci !

  9. Ma remarque n’émet pas un jugement absolu mais contextuel. Il est fondé sur des termes précis: « les fons furent les plus déterminés, les plus patriotes, les plus valeureux…. »
    Je veux dire simplement que la résistance farouche de Gbéhanzin à l’accaparement de la terre de ses aïeux par les anciens négriers est une affaire de règlement de comptes entre d’anciens contractants suite à l’évolution des termes du contrat que constitue la traite abolie ou agonisante…Pourquoi et contre quoi les Nagos d’alors par exemple résisteraient-ils farouchement à leurs bourreaux d’outremer, eux qui étaient échangés contre des pacotilles par leurs voisins du Dan-homê ? Ils devraient ricaner en voyant que le cours de l’histoire met aux prises leurs anciens bourreaux. A moins qu’on ne leur reproche de s’abstenir de jouer au troisième larron.

Les commentaires sont fermés.