Macky Sall : Sang-froid, Sang Chaud

Dans son pays, il a exercé une répression sanglante sur la jeunesse qui protestait contre le 3ème mandat inconstitutionnel. Plus d’une vingtaine d’adolescents sont fauchés, tués, morts. Silence radio de la part du gouverneur noir despote et de ses marionnettistes français. Même un gouverneur blanc d’avant 1960 aurait été forcé de s’expliquer. Pour la France, c’est tout l’avantage du gouvernorat noir post- indépendance de poche. Aucune compassion, aucun regret, aucune responsabilité. Des chiens écrasés auraient mérité pus d’égard, suscité plus de compassion.

En France, on organise exprès une opération de subornation à destination des populations du Sénégal tenues pour naïves, en agitant l’idée farfelue et hors sol d’un troisième mandat prochain pour Macron. Dans le feu de cette opération cousue de fil blanc, et conformément au rôle qui lui est assigné, de retour de Russie où il est allé montrer aux jeunes Sénégalais qu’il est aussi l’ami de Poutine, il annonce, bestial,  sa 3ème candidature. Le grand enfant dans toute sa candide splendeur. Provocation digne du despote  Macron, ce vainqueur des Gilets jaunes, héros de la guerre du Covid, réélu par ses cons patriotes,  réformateur au forceps sans majorité.

Les salauds ont érigé la provocation et le mépris en mode de gouvernement. Étaler ses forces et ses intentions d’entrée, montrer de qui ont les tient, exerce un effet inhibiteur sur l’ennemi. Le Sénégal  ou la Côte d’Ivoire bénéficient en direct de l’expérience macronienne en matière de despotisme. Ils ont réussi par la guerre et le 3ème mandat en Côte d’Ivoire, ils sont prêts à commencer par le 3ème mandat au Sénégal, quitte à conclure par la guerre et le déferrement de Sonko au CPI. Tous les moyens sont bons au moment où en Afrique,  l’emprise et l’empire français sont menacés aussi bien dans l’ouest (Mali, Burkina, et Guinée ?) qu’au centre (RCA..)

Les Sénégalais savent maintenant ce qu’ils ont à faire ; à eux de relever le défi de cette provocation machiavélique ; de prouver qu’ils sont prêts à mourir par centaines, par milliers voire pour leur liberté. Car si avec une vingtaine de morts peu leur chaut, c’est que les vampires au sang froid ont besoin de sang chaud…

Aminou Balogun