Mamy Wata & Cie : une Diva Africaine à Plusieurs Visages

Du Fond des Mers 

  1. Mami wata Angolaise
Une statue de l’Ovimbundu d’Angola, circa 1950s-1960s

Holland Cotter écrit:
“Mami Wata : Représentation des Esprits de l’Eau en Afrique et sa  Diaspora” est aussi stimulante qu’un roulement de tambour et aussi piquante que la Samba.
Qui est Mami Wata ? Elle est la Mère des Eaux, Mère des Poissons, originaire de l’Afrique de l’Ouest et Centrale, et a essaimé à travers l’Amérique noire de  Bahia à Brooklyn. Habituellement montrée sous la forme mi-femme et mi-poisson, elle est poreuse à des éléments incompatibles : eau et air, tradition et modernité, ici et l’eau-delà.


2. Zoumana Sane

Une interprétation moderne de  Mami Wata, circa 1987, by Zoumana Sane.

L’image spécifique maintenant identifiée comme Mami Wata a cristallisé à la fin du 19ème siècle, après qu’une peinture allemande représentant une charmeuse de serpent de cirque non-européenne eut eu une large diffusion africaine. Son charme exotique était renforcé par des ornements aux influences hindoues présentées par des immigrants asiatiques du Sud de l’Afrique, pour la plupart de riches commerçants.

3. John Goba de la Sierra Leone

Photo: The Fowler Museum  University of California Los Angeles

Ce mélange œcuménique, aussi intensément exotique en Afrique que l’art africain l’est en Occident, est toujours en vigueur. Un masque de danse Mami Wata taillé par l’artiste contemporain John Goba de la Sierra Leone est un mini-Himalaya de motifs hindous, avec des cobras se cabrant et des dragons grondants perchés sur une déesse tricéphale.

4. Bdal 22 

Pour certains regards, particulièrement ceux, fondamentalistes, de chrétiens ou musulmans, Mami Wata est source de mauvaises nouvelles. Un peintre surnommé Bdal 22  de la République Démocratique du Congo la dépeint ici sous les dehors d’une femme fatale à l’occidental aux cheveux henné, avec un miroir, un peigne et le regard lointain.

5. Sculpture Yaure de Côte d’Ivoire

Sculpture Yaure de Côte d’Ivoire, circa 1970s.

Fluide dans la forme, volatile dans le tempérament, et étrangère d’origine, Mami Wata est à la fois crainte et rabaissée au niveau d’un canon spirituel libre. En Afrique, elle personnifie aussi le pouvoir féminin qui doit élevée et contenue

6.  Roudy Azor.

« Lasirene-marassas trois, » 2006, par Roudy Azor.

La version de Mami Wata honorée en Haïti appelée Lasiren n’est pas débordante de tendresse. Protectrice des femmes travailleuses, fidèle à ceux qui ont foi en elle, elle est dure et exigeante en tant qu’arbitre syndical

7. Moyo Ogundipe

“Mami Wata,” 1999, by Moyo Ogundipe.

La dernière galerie, qui vient clore ce spectacle splendide, est consacrée à l’art contemporain qui prend Mami Wata comme un sujet, et non comme un objet de culte.

Par Holland Cotter, New York Times

Source New york Times

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