Le Péril Noir ou Comment l’Éviter

Europe/Afrique : Cause et Solution de l’Immigration Subsaharienne

Dans les pays Occidentaux, de l’Extrême droite à la droite en passant par les souverainistes le discours anti-immigration est devenu une rengaine et une sourde obsession partagée. A tort ou à raison  l’immigration préoccupe, inquiète, elle est le nœud d’un rapport ambigu avec l’altérité. La justification des difficultés socio-économiques croissantes en Occident, du spectre de la crise par l’immigration – qu’elle soit clandestine ou légale —  argumentaire simpliste qui jadis était l’apanage des partis d’extrême droite et leur fonds de commerce démagogique, en quelques décennies s’est muée en une vérité implicite que nombre d’idéologues, de prétendus philosophe de comptoir, des politiciens de toute tendance affirment, ruminent, contemplent ou considèrent comme fondée.

Tel est le cas en France, où le Front national et ses partis dérivés ne sont plus les seuls à affirmer ce dogme qui naguère de la bouche véhémente de Jean-Marie Lepen faisait s’indigner ou sourire l’establishment politique. Mais que les Français dont nombre sont de bonne foi crient haro sur l’immigration n’est pas le problème. Au-delà des racistes qui ont instinctivement la haine de l’autre, il est compréhensible qu’en temps de crise, les populations aient le réflexe de repli sur soi. L’autre est alors perçu comme la source « de tous nos maux » et la logique de yaka laisse penser sincèrement qu’il suffit d’arrêter l’immigration, voire même de renvoyer les immigrés chez eux pour que le bonheur revienne, l’emploi redémarre, la crise s’évanouisse. D’ailleurs, la plupart des Français font bien la distinction entre immigration et immigré : ce n’est pas contre l’immigré qu’ils en ont mais bel et bien contre l’immigration et les gouvernements qui la rendent possible.

Mais chez les meilleurs d’entre eux, notamment ceux qui prétendent avoir lu Nietzsche et vous en rebattent les oreilles à tout bout de champ ; ceux qui soutiennent au nom d’un souverainisme populiste cette pensée primaire et simpliste font preuve d’une mauvaise foi rance et hypocrite. Ces gens stigmatisent l’immigration et dénoncent la porosité des frontières qui le permet. Ils vont jusqu’à accuser l’Europe d’être un bâton dans les roues des volontés nationales de contrôler l’immigration.

Mais si on considère l’immigration africaine qui est surtout dans l’œil de ce cyclone de délire et de passion, on peut dire que l’immigration a deux sources géopolitiques distinctes. Il y a l’immigration maghrébine, avec des migrants arabo-musulmans provenant des anciennes colonies ou « protectorats » français dont l’Algérie est le foyer le plus considérable et le plus représentatif. Et il y a l’immigration subsaharienne provenant des anciennes colonies principalement françaises, mais aussi accessoirement anglaises et portugaises et dont l’exemple le plus considérable et le plus représentatif est constitué par les migrants Sénégalo-maliens. Sans entrer dans les détails de la sociologie de l‘l’immigration qui  peut montrer deux types bien distincts : l’immigration désirable, constituée des butins de la fuite des cerveaux africains, et l’immigration indésirable constituée des classes intermédiaires, ouvrières et autres pagne-petits, on peut relever l’hypocrisie ou la mauvaise foi intellectuelle de ceux qui font profession de dénoncer l’immigration et de mépriser les immigrés.

Un journaliste lui-même d’extraction immigrée qui épanche son obsession du mal migratoire

D’abord l’une des erreurs de ces croisés du péril noir, c’est de croire que les Africains déferlent sur l’Occident par plaisir ou par curiosité anthropologique. On les entend souvent faire des extrapolations sur les décennies à venir en comptant le nombre d’immigrés qui envahiraient l’Europe, sans pendant une seconde daigner imaginer que les Africains pussent avoir autre vocation que d’immigrer. A les voir se complaire dans ces extrapolations, on a le sentiment que peu leur chaut de savoir les causes de la tendance migratoire des Africains, l’essentiel étant de la stopper. Or c’est là où le bât blesse, car la plupart de ces gens, au fond de leur cœur rempli de haine et d’égoïsme, souhaitent que l’Africain souffrent pendant que eux ils jouissent mais qu’il garde sa souffrance chez lui et ne vienne pas les en contaminer.

Or par rapport aux deux sources régionales d’immigration africaine signalées plus haut, l’une au moins permet de mettre le doigt sur la mauvaise foi ou l’ignorance délibérée des croisés de l’immigration. Si les Africains du Nord immigrent en France, au-delà des raisons  historiques, il y a la raison géographique, à savoir la proximité des Côtes de l’Europe. Tel n’est pas le cas des Africains du sud du Sahara qui, pour se retrouver sur les côtes ou dans les fonds de la Méditerranée, doivent se livrer à un périlleux parcours du combattant. Et pourtant, force est de reconnaître que les vagues de migrants africains ne cessent de s’enfler, en dépit de tous les stratagèmes et les obstacles plus ou moins machiavéliques inventés pour les en dissuader – trafics, « naufrages », esclavages, etc..

Néo-colonialisme : Quand les Loups Européens se Griffent entre eux

La raison pour laquelle les Noirs déferlent sur les Côtes de l’Occident c’est que l’Occident a imposé aux Etats dont relèvent ces populations un système et une logique d’étouffement économique et politique. Ces Etats sont interdits de développement, doivent être les espaces de dumping et l’anus du système économique occidental et mondial, pendant que leurs richesses humaines,  minérales, pétrolières, agricoles, foncières, etc sont pillées jour et nuit par l’occident et les puissances émergentes comme la Chine et l’Inde. La France est le pays phare de cette violence géopolitique raciste. Avec des guerres, des coups d’Etat, des Dictateurs à vie, des génocides et tutti quanti. Dans son cas, la France a poussé le vice du harcèlement très loin en imposant une monnaie de singe à ses anciennes colonies, le Franc CFA qui permet à ses sociétés de prospérer sur le continent et décourage tout investissement endogène. Une brimade que la droite italienne au pouvoir a dénoncée dans le cadre européen, dans la mesure où comme ses ténors l’affirment, elle est la cause principale de la pauvreté des Africains et de leur compulsion à l’immigration. Les Italiens s’indignaient parce que fort de ses beaux discours sur les droits de l’homme, la France les tançaient pour leur manque de bonne volonté à partager le fardeau de l’immigration. Et les Italiens ont crié à la face du monde leur refus de ce marché de dupe où la France ramasse la mise et ses voisins européens du Sud, la merde…

Un Noir à qui tel un roquet ou un perroquet on fait tenir des propos d’exclusion sur ses propres frères Noirs en faisant semblant de n’examiner qu’un aspect du problème, tenant cyniquement ou bêtement sous silence l’autre aspect qui dérange

En clair, on peut dénoncer l’immigration ; on peut se désoler sur l’extrapolation du nombre vertigineux que représenterait l’immigration dans 10, 20 ou 30 ans, mais considérer qu’immigrer vers les Blancs est une passion innée des Noirs africains inscrite dans leur ADN, c’est faire preuve au mieux d’ignorance, et au pire de mauvaise foi cynique. La raison principale de l’immigration des Noirs chez les Blancs et partout il fait bon vivre sur la planète est que l’Occident les étouffe, les pille, les ruine. Et tant que l’Occident ne mettra pas fin à son décret d’étouffement des Etats africains, l’immigration ne cessera jamais : au mieux elle fera partie des moyens de lutte contre cet étouffement raciste et inhumain.

Adenifuja Bolaji

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