Tchad : le Jour où Hissène Habré a Scellé sa Descente aux Enfers

Hissène Habré retourne en prison

La revanche foudroyante ou planifiée des Occidentaux contre leurs ludions ne date pas d’hier au Tchad. Nous avons montré dans une vidéo précédente comment Idriss Déby a signé son arrêt de mort politique, dans des propos tenus lors d’une conférence internationale à Dakar devant ses maîtres blancs ; c’est-à-dire comment il a montré aux Occidentaux qu’il avait une certaine pensée de lui-même en tant que dirigeant africain, et que cette pensée se voulait lucide et autonome — tout le contraire de la définition que le Blanc se fait du Noir. La conséquence a été finalement son éviction mortelle planifiée et mise en scène selon des tropes conformes à la geste du personnage que lui-même incarne volontiers — celui du grand guerrier, qui comme Napoléon n’a pas peur d’aller au front.

Dans le présent document, on entend Hissène Habré prononcer des vérités cinglantes en face d’une journaliste française pétrifiée de gêne et de confusion, cracher les quatre vérités que tout Africain moyen rêve de dire en face du Blanc, de ses mythes humanistes qui contrastent fort avec ses horreurs en Afrique. Ce n’est certainement pas le genre de propos que tiendrait un Ouattara, un Eyadéma ou un Bongo, pour ne citer que ces grands animaux du zoo présidentiel francophone. Oui, ces propos pouvaient être tenus par un Sankara. Mais d’en avoir tenu de semblables, il a écopé d’un assassinat apparemment dans un duel fratricide endogène, mais en réalité sur commande par qui l’on sait. On a tué Sankara parce qu’on ne pouvait pas l’accuser de crime contre l’humanité comme Gbagbo, qui soit dit en passant a été blanchi de ces accusations fonctionnelles. Mais on ne s’est pas gêné de le faire en ce qui concerne Hissène Habré, et ce dans le cadre de guerres picrocholines qui, comme en Côte d’Ivoire, on été attisés et armées par les mêmes qui ne pardonnent pas aux Sahéliens d’être Noirs et de vivre dans une région au sous-sol scandaleusement riche. Il reçut la totale en matière d’accusation diabolisante : crime de guerres, viols, crimes contre l »humanité. Ah, cette humanité des Noirs qui ironiquement devient le gros souci des Blancs !

Certes, il ne faut pas prendre pour argent comptant et surestimer la moindre algarade du dirigeant africain. Souvent lorsque celui-ci après avoir dansé au son de la musique de son maître se découvre des airs de rebelle, c’est qu’il y a péril en sa demeure politique ; c’est que sans doute ces Blancs qui n’ont d’yeux que pour leurs intérêts sont en train de le sortir de leur plan.. Mais tout de même, ce n’est pas parce qu’il serait intéressé qu’en l’occurrence le discours de Hissène Habré manque de pertinence et de vérité. Une vérité qui lui ouvrira les portes de l’enfer…

Aminou Balogun

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