
JOHANNESBURG (Reuters) – Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a promulgué la loi sur le salaire minimum national, a annoncé lundi son bureau dans le cadre des efforts du gouvernement pour lutter contre les inégalités salariales dans l’économie la plus industrialisée d’Afrique.
La loi nationale sur le salaire minimum fixe le salaire minimum sud-africain à 20 rands (1,45 dollar) l’heure, soit 3 500 rands par mois, soit environ 150000 Cfa. La loi entrera en vigueur à une date qui sera déterminée par Ramaphosa, a annoncé la présidence.
Les partisans du salaire minimum estiment que cela réduira les inégalités et stimulera la croissance économique à mesure que les travailleurs dépenseront davantage.
Les critiques disent que cela pourrait conduire à une augmentation du chômage, déjà à des niveaux record, car certains employeurs ne seront pas en mesure d’offrir des salaires plus élevés.
Des milliers de syndicalistes ont protesté contre le salaire minimum proposé en avril, affirmant qu’il était trop bas.
Le bureau de Ramaphosa a déclaré dans un communiqué que si le salaire minimum national ne mettrait pas fin à l’inégalité des revenus, il s’agissait d’un premier pas dans la lutte contre la revendication d’un salaire minimum vital.
A un moment où le Nigéria, première puissance économique de l’Afrique, peine à fixer le SMIC à 50000 F ( 30000 nairas), et où ce niveau semble difficile à avaler par les gouvernements, le niveau atteint par l’Afrique du Sud prouve si besoin en est toute la différence entre l’indice concret du bien-être humain et celui purement théorique du PNB.
Alan Basilegpo
