Bicentenaire du Roi Ghézo : Alèkpéhanhou Donne de la Voix

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Le bicentenaire de l’intronisation du roi Guézo ne passera pas sous silence. Quoique confrontée à des difficultés, notamment d’ordre financier, les organisateurs jurent de tenir les manifestations, peu importent les conditions. Ce dimanche 27 mai à Cotonou, ils l’ont réaffirmé à travers une séance de sensibilisation et d’échange.

Une célébration à la taille de ce qu’avait été en son temps, le roi Guézo, grand souverain du Danxomè. C’est ce que projettent les descendants du roi à l’occasion du bicentenaire de son intronisation. Les manifestations sont projetées du 3 au 17 novembre prochain. Elles seront, à en croire Dah Miminvo Yamongbé Guézo, président du comité d’organisation, un moment de grandes réjouissances, mais aussi de révélation sur les grandes actions accomplies par ce roi qui, quarante ans durant, sur les sentiers du développement.
Un vernissage d’exposition avec cinquante-huit tableaux résumant divers actes et prouesses accomplis par le roi Guézo, le rallye des amazones, un colloque scientifique sur l’œuvre du souverain, une foire commerciale, un festival de chants et de danses… Ainsi se dévoile sommairement le programme des activités que compte exécuter le comité d’organisation, précise Constant Agbidinoukoun, porte-parole du comité. Cette célébration sera aussi l’occasion de restaurer et de mettre davantage en valeur les nombreux palais du roi qui a régné de 1818 à 1858. Ceux de Hounli, d’Agbangnizoun et de Tindji sont particulièrement visés, note-t-il.
Le programme ainsi ficelé, le comité d’organisation a néanmoins des craintes. « La mobilisation des moyens ne suit pas. Ce n’est pas la fête d’Abomey ou des descendants du roi Guézo. C’est une fête pour tout le pays et même pour les pays voisins avec qui le roi, en son temps, a eu des contacts », soutient de son côté, Dah Dèssou Guézo, secrétaire général du comité d’organisation. Cette crainte est également partagée par Dah Miminvo Yamongbé Guézo, président du comité d’organisation qui lui, loin de désespérer, compte sur les nombreux descendants du souverain pour relever le défi. Il y croit dur comme fer et voudrait que les festivités se tiennent malgré tout, en tenant compte des moyens qui auraient été mobilisés. Pour cette raison, il a exhorté les membres des neuf sous-comités mis en place à ce propos à redoubler d’abord pour tenir le pari.
Pour l’instant, les signaux sont bons et indiquent que la fête aura lieu et sera belle, ont apaisé les membres des démembrements présents. Certains parmi eux ont présenté un bilan d’étape qui augure d’un aboutissement heureux. « Comptons en priorité sur nos propres forces », a laissé entendre le président du comité d’organisation qui en a profité pour inviter chaque descendant à s’acquitter de sa cotisation de 1000 francs Cfa au moins pour les nationaux et de 25 euros pour ceux de la diaspora. Comme à Parakou, un comité d’organisation travaille ardemment du côté de Paris et dans bien d’autres localités. Rappelons que le comité prévoit un tissu pour les festivités.
Le roi Guézo, faut-il le souligner, a régné sur le Danxomè, comme neuvième souverain. Il s’est avéré être un grand développeur. Outre l’armée des amazones qu’il a renforcée et révélée, il s’est illustré avec un penchant particulier pour l’agriculture à travers lé développement du coton, du palmier à huile, de la tomate, du gombo et bien d’autres cultures.

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