Toutes les deux Semaines, une Langue Disparaît dans le Monde : Que fait le Gouvernement Béninois ?

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Journée internationale de la langue maternelle 2018 : L’UNESCO célèbre le pouvoir des langues maternelles

Toutes les deux semaines, une langue disparaît, emportant avec elle tout un patrimoine culturel et intellectuel.

À l’occasion de l’édition 2018 de la Journée internationale de la langue maternelle, célébrée chaque année le 21 février, l’UNESCO réaffirme son engagement en faveur de la diversité linguistique et invite ses États membres à célébrer la journée dans autant de langues que possible afin de rappeler que la diversité linguistique et le multilinguisme sont essentiels pour le développement durable.

Cette année, l’UNESCO commémore également le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme(link is external) et son affirmation audacieuse selon laquelle nul ne peut faire l’objet d’une discrimination fondée sur la langue, et célèbre sa traduction dans plus de 500 langues différentes. Cette affirmation est appuyée par la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement (1960) qui interdit toute pratique discriminatoire dans l’enseignement, y compris la discrimination fondée sur la langue.

Dans son message pour cette journée, la Directrice générale de l’UNESCO Audrey Azoulay déclare : « Une langue est bien plus qu’un moyen de communication : c’est la condition même de notre humanité. En elle se sédimentent nos valeurs, nos croyances, notre identité. Grâce à elle se transmettent nos expériences, nos traditions et nos savoirs. La diversité des langues reflète la richesse irréductible de nos imaginaires et de nos modes de vie. »

Depuis près de 20 ans, l’UNESCO célèbre la Journée internationale de la langue maternelle dans le but de préserver la diversité linguistique et de promouvoir un enseignement multilingue reposant sur la langue maternelle.

L’importance de la langue maternelle dans l’enseignement  

La diversité linguistique est de plus en plus menacée à mesure que des langues disparaissent. 40 % des habitants de la planète n’ont pas accès à un enseignement dans une langue qu’ils parlent ou qu’ils comprennent. Néanmoins, on constate des progrès dans le domaine de l’enseignement multilingue basé sur la langue maternelle, avec une prise de conscience croissante de son importance, en particulier pour les enfants d’âge préscolaire, et plus d’engagement en faveur de son développement dans la vie publique.

Les sociétés multilingues et multiculturelles existent à travers leurs langues, qui transmettent et préservent les savoirs et les cultures traditionnels de manière durable.

L’UNESCO utilise la Journée pour mettre l’accent sur la diversité linguistique et le multilinguisme en tant que partie intégrante du développement durable, en particulier pour atteindre les cibles 4.6 et 4.7 de l’Objectif de développement durable 4 (ODD 4) relatif à l’éducation.

Les ODD dépendent de la diversité linguistique et du multilinguisme comme contributions essentielles à l’éducation à la citoyenneté mondiale, ceux-ci favorisant les liens interculturels et de meilleures façons de vivre ensemble.

Lors de l’événement célébré au Siège de l’UNESCO, à Paris, un débat d’experts en langues se tiendra sur le thème « Nos langues, nos atouts », en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie(link is external). La Journée donnera lieu également à une présentation du Rapport mondial de suivi sur l’éducation, et à un débat sur le thème « Langue d’enseignement et alphabétisation en contextes multilingues ». Télécharger le programme

L’idée de célébrer une Journée internationale de la langue maternelle provient du Bangladesh. Elle a été approuvée à la Conférence générale de l’UNESCO en 1999 et a été observée dans le monde entier depuis 2000. Au Bangladesh, le 21 février marque l’anniversaire du jour où les Bangladais ont lutté pour la reconnaissance du bengali.


Message de la Directrice générale de l’UNESCO Audrey Azoulay, à l’occasion la Journée internationale de la langue maternelle 21 février 2018

L’UNESCO célèbre aujourd’hui la 19e édition de la Journée Internationale de la langue maternelle. C’est l’occasion de rappeler les engagements de notre Organisation en matière de défense et de promotion des langues. Une langue est bien plus qu’un moyen de communication : c’est la condition même de notre humanité. En elle se sédimentent nos valeurs, nos croyances, notre identité. Grâce à elle se transmettent nos expériences, nos traditions et nos savoirs. La diversité des langues reflète la richesse irréductible de nos imaginaires et de nos modes de vie. Afin de préserver et de vitaliser cette composante essentielle du patrimoine immatériel de l’Humanité, l’UNESCO s’engage activement, depuis de nombreuses années, pour la défense de la diversité linguistique et pour la promotion de l’éducation multilingue. Cet engagement concerne en particulier les langues maternelles, qui touchent des millions de jeunes esprits en formation et sont le vecteur indispensable d’une inclusion dans la communauté humaine, d’abord à l’échelon local puis à l’échelle mondiale. L’UNESCO soutient ainsi les politiques linguistiques, notamment dans les pays multilingues, qui valorisent les langues maternelles et autochtones. Elle recommande l’usage de ces langues dès les premières années de scolarisation : car un enfant n’apprend jamais mieux que dans sa langue maternelle. Elle encourage également leur usage dans les espaces publics et notamment sur internet, où le multilinguisme doit devenir la règle. Chacune et chacun doit pouvoir, quelle que soit sa langue première, avoir accès aux ressources du cyberspace et y constituer des communautés d’échange et de dialogue. C’est aujourd’hui l’un des enjeux majeurs du développement durable, au cœur de l’Agenda 2030 de l’Organisation des Nations unies. Toutes les deux semaines, une langue disparaît dans le monde, et avec elle, un pan de l’Histoire humaine et de notre patrimoine culturel. Favoriser le multilinguisme, c’est aussi contribuer à enrayer cette disparition programmée. Nelson Mandela a eu cette belle formule : « Si vous parlez à quelqu’un dans une langue qu’il comprend, vous parlez à sa tête ; si vous lui parlez dans sa propre langue, vous parlez à son cœur ». A l’occasion de cette Journée internationale, l’UNESCO invite ses Etats membres à célébrer, par toutes sortes d’initiatives, éducatives et culturelles, la diversité linguistique et le multilinguisme qui font la richesse bien vivante de notre monde.


Que Fait le Gouvernement Béninois ?

Face à la valeur ainsi affirmée de la langue maternelle qui souligne l’importance de la langue d’un groupe humain en rapport avec son identité, sa vision du monde, et son autonomie, que fait le gouvernement béninois ? Pourquoi reste-t-il inerte en s’abritant derrière le statu quo ? Se satisfait-il de la situation d’aliénation dans laquelle nous végétons ? Pendant combien de temps nos gouvernants vont-ils se satisfaire de cette situation absurde et suicidaire où la biche doit parler la langue de la panthère ? Nous savons que la France qui nous enferme dans son système de Francophonie d’où elle ne veut pas que nous nous émancipions — car notre émancipation signifie la réduction de son influence à sa portion congrue — c’est la même France qui abrite l’UNESCO qui fait l’éloge de la langue maternelle. Au delà de ce double jeu des institutions et des Nations, c’est à nous de voir où se situe notre intérêt, et faire preuve d’intelligence au lieu de nous complaire dans la dépendance…

Aminou Balogun

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