Publié dans Haro, philo

Afrique: Parricide, Obsession et Guérison

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Une de mes obsessions actuelles devant les images mettant en scène ou en jeu des actes de la vie sociale, politique, etc africaines, est de savoir si ce qui s’y déroule est le but de lui-même ou le moyen d’une autre fin, qui, n’a essentiellement rien d’africain.

Exemple, considérons la photo ci-dessus prise sur le site du journal nigérian PUNCH  illustrant un article au titre tragique que voici : « Two brothers accused of strangling father » , en français : Deux Frères accusés d’avoir étranglé leur père.

Comme le lecteur moyen – fut-il nigérian ou non – on ne voit pas le lien qu’il y a entre cette escouade de policiers armés, si on peut dire, jusqu’aux dents et l’affaire tragique de parricide qui est annoncée. Là n’est pas ma névrose politico-métaphysique.

Mon souci est que quand je vois cette escouade de policiers, comme le moindre de nos actes socio-existentiels en Afrique, je me demande si c’est le fait policier qui définit leur essence ou si au contraire et au fond, ils ne sont que le prétexte pour une bande perfide et politiquement supérieure de fabricants de casques, d’uniformes, de chaussures militaires, de fusils, de faire écouler leur marchandise sur le dos de la passivité du moins homo faber  des peuples et continent de cette terre…

Après tout, si nous étions intègres au sens où Sankara entendait et assumait ce mot, nous devrions pouvoir habiller et armer nos propres policiers avec nos propres productions. Mais hélas, tel n’est pas le cas !

Quand on pense que ce constat empirique vaut pour le moindre des actes et données existentiels africains, mon souci, Docteur, est de savoir si je peux jamais guérir de mon obsession.

Aminou Balogun

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