Publié dans Haro

Talon, 1er Bédouin du Bénin

blog1Selon la théorie de l’acte de langage dont John L. Austin est l’un des représentants éminents, on appelle énoncé performatif un énoncé qui fait ce qu’il dit. Par exemple, si au début de leurs allocutions, François Hollande en tant qu’hôte avait dit  « je déclare ouverte la séance d’allocutions entre le Président Béninois et moi »  il aurait fait un énoncé performatif, dans la mesure où ce qu’il dit est ce qu’il fait.

De même, pour avoir parlé  comme il l’a fait, sans profondeur ni vision d’ensemble, sans suite dans les idées, sans égard pour la dignité et l’amour propre de la nation qu’il représente, la société qu’il incarne, et sous réserve de son noviciat, Patrice Talon illustre à merveille le désert de compétence dont il a parlé, comme d’autres illustrent le mouvement en marchant. En cela, son discours est performatif.

Le désert de compétence dont il parle apparaît d’abord et avant tout comme celui dans lequel il se trouve en tant que chef d’État censé avoir un Ministre des affaires étrangères, un ambassadeur du Bénin en France, des conseillers en affaires internationales, des conseillers en communications, etc.

Car, vu la sottise de sa prestation, à défaut de jeter la pierre à sa propre contrariété intellectuelle d’homme d’affaires, on ne peut que s’interroger sur son entourage technique et constater combien ce microcosme administratif n’a rien à envier au Sahara.

Aminou Balogun

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