Aviation : le Togo et le Benin auront leur Part et leur Rôle …

Aviation : le Togo et le Benin auront leur Part et leur Rôle dans la Gestion de leur Espace Aérien Jusqu’ici Revenant au seul Ghana

   

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L’Autorité de l’Aviation Civile du Ghana (GCAA) continuera de gérer l’espace aérien du Togo, du Bénin et du Ghana.
L’information fait suite à des délibérations fructueuses entre le Ministère des transports du Ghana et le Togo et le Bénin le mois dernier sur la gestion de l’espace aérien.
Le Togo et le Bénin, il y a deux mois, ont demandé la gestion indépendante de leur propre espace aérien, en raison de questions soulevées au sujet de leurs droits aux revenus tirés de la gestion conjointe de l’espace aérien des trois pays.
La Région d’Information Aérienne d’Accra qui se réfère internationalement à l’espace aérien combiné et à l’espace maritime du Ghana, du Togo et du Bénin a été gérée jusqu’ici par l’Autorité de l’Aviation Civile du Ghana au nom des trois pays depuis des décennies avec des revenus au seul Ghana.
Le directeur général intérimaire de la GCAA, M. Alhassan Abdulai a déclaré que les discussions pourraient être conclues d’ici au premier trimestre de 2015.
A la suite de quoi, le Togo et le Bénin enverront leurs équipes se joindre à l’équipe ghanéenne pour cogérer l’espace aérien commun. Le patron de la GCAA a indiqué que les revenus seront partagés entre les trois pays.

Alan Basilegpo

   

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2 commentaires

  1. Dois-je comprendre que le 26 décembre 2014 à 19h25′ où je lis cet article, Mon Bénin doit appeler le Ghana pour savoir ce qui se passe dans son espace aérien et que n’importe quel zig peut y faire ce qui lui convient avec le dernier des coucous?
    Ce qui me désole le plus en acceptant la chose, c’est que c’est maintenant que l’on cherche à encaisser les royalties liées à cette activité. Étonnant qu’en 54 ans personne n’y ait pensé. Doit on subodorer que des dessous de tables ont été versés pour que la question n’ait été jamais abordée?
    J’ose espérer que les négociateurs demanderont une indemnité forfaitaire ne serait que pour la décennie écoulée avant de définir une base de répartition des revenus entre les trois pays concernés.

  2. Pas tout à fait, puisque l’espace aérien est sous la surveillance du Ghana, et l’hypothèse que vous évoquez n’est pas monnaie courante au Ghana. Après tout si la surveillance de l’espace aérien du Bénin était gérée à partir de Cotonou les gens de Malanville pourraient aussi s’en inquiéter sur une base régionaliste. On se situe ici à l’échelle du golfe du Bénin, où la surveillance est prise en charge par le pays le mieux à même de le faire dans la mesure où, en la matière, il vaut mieux être seul que mal accompagné. Ainsi au moins on pourrait circonscrire les erreurs et les malentendus, dans la mesure où ces trois pays qui parlent des langues officielles différentes n’étaient pas outillés ou préparés à travailler ensemble. Alors le plus organisé et capable d’entre eux a pris le travail en charge. Là où le bât blesse c’est ce côté « sois surveillé et tais-toi, et surtout ne demande pas les retombées économiques du bizness ». Après une longue période de léthargie, les deux pays francophones se réveillent ; il est fort à parier que c’est moins pour avoir un droit de regard sur la surveillance de leur espace aérien que pour le fric qui en découlerait. La question de la rétroactivité de la jouissance financière peut se poser, mais elle a peu de chance d’être reçue. C’est un peu comme après nos indépendances, le colonisateur a-t-il jamais songé à nous indemniser ? Avons-nous seulement eu le courage, la volonté ou l’idée de le lui demander ? Tout ce que songeaient à faire nos dirigeants n’était-ce pas de se mettre dans les souliers du colonisateur ? Je pense qu’en l’occurrence, les Béninois et Togolais, déjà très contents de jouir, ne demanderont pas leur reste et, du passé feront table rase très facilement, sinon fraternellement…

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