L’Afrique et le Problème de la Profondeur Mentale

bashoLe problème de l’Afrique a toujours été la superficialité et l’euphorie naïves avec lesquelles les questions les plus sérieuses concernant notre existence et notre devenir sont abordées.

Par exemple, même des gens qui passent pour intellectuels comparent sans prendre des gants le niveau socioéconomique du Nigeria ou du Sénégal avec celui de la Corée du Sud il y a une trentaine d’années, pour s’étonner du miracle coréen, et se lamenter de l’incompréhensible inaction africaine. Ce faisant, ils font l’impasse sur les conditions déterminantes de la potentialité évolutive des sociétés humaines – conditions d’ordre symbolique, historique, politique et mental sous-jacentes et que ne mesurent pas les indices et paramètres économiques classiques.

 

De même, et pour prendre un exemple tout à fait d’actualité, tout le monde félicite ou prend sa part de fierté du peuple burkinabè crédité d’avoir chassé le dictateur Blaise Compaoré du pouvoir, là aussi en allant un peu vite en besogne sans considérer d’autres acteurs de l’ombre sans l’action des quels la possibilité de cette belle révolution aurait été sujette à caution ; action et acteurs qui, avant même de favoriser les Burkinabè n’ont pensé d’abord qu’à rafistoler leurs propres intérêts idéologiques, médiatiques, et géopolitiques.

Amida Bashô

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La CPFG Dénonce le Projet de Loi dite Amoussou Bruno sur la Lépi

cpfg2ONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE (CPFG)

clip_image001Tél : 98 33 29 88/ 90 91 41 97

LA PROPOSITION DE LOI DITE AMOUSSOU BRUNO :

UNE CONSECRATION DE LA FRAUDE ET DE L’IMPOSTURE.

Depuis le 12 novembre dernier, une proposition de loi appelée loi Amoussou Bruno a été déposée au bureau de l’Assemblée Nationale. Certains y ont vu une proposition pour une sortie de l’impasse.

Or, que dit cette proposition de loi ? L’objectif visé par la proposition de loi est défini à l’article 1er « La présente loi traite des actions spécifiques et des dispositions à prendre, durant une période de transition complémentaire, en vue d’obtenir :

- d’une part, une version optimale de la Liste électorale permanente informatisée à utiliser pour l’organisation des élections municipales, communales, locales et législatives en 2015

- d’autre part une version consensuelle de la Liste électorale permanente informatisée à utiliser pour l’organisation des élections présidentielles en 2016 »

L’article 2 précise « La version optimale de la Liste électorale permanente informatisée à utiliser pour l’organisation des élections municipales, communales, locales et législatives en 2015 est celle établie par le Comité d’Orientation et de Supervision. Elle est remise à la Commission électorale nationale autonome au plus tard le 18 décembre 2014 »

A la lecture de ces deux dispositions, deux remarques s’imposent :

 

   

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LA QUESTION DU REGIONALISME ET DE L’UNITE NATIONALE

par Philippe NOUDJENOUME

pcbnoudjènoumè2POINT DE PRESSE

THEME : « LA QUESTION DU REGIONALISME ET DE L’UNITE NATIONALE »

Mesdames et messieurs, Chers amis journalistes, soyez les bienvenus au Siège de mon Parti pour ce point de presse.

I – ACTUALITE DE LA QUESTION.

Mesdames et messieurs, partout aujourd’hui dans tous les milieux politiques et sociaux s’invite les débat sur le régionalisme. Des propos tels que « je ne suis pas de la bonne région pour avoir tel poste » ou pour réussir à un concours. Ou bien «  Il fait avoir un patronyme d’une telle consonance pour voir la porte d’un concours ouvert à soi » ou encore « Candidat du sud ou « candidat du nord » etc. s’entendent tous les jours dans les cénacles privés et débordent souvent dans l’espace public créant une atmosphère de méfiance entre personnes du même pays. Autrement dit, l’impression générale de plus en plus partagée est que les chances ne sont pas égales selon que l’on est né ou originaire de telle ou telle région. Malheureusement ces propos graves pour l’unité nationale prennent appui sur des faits réels. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les principaux gestionnaires des postes-clé de l’appareil d’Etat pour se rendre compte de la question : les régies financières notamment en sont une expression palpable.

Cette situation exacerbe, développe à rebours des émotions et réflexions ethno-régionalistes de plus en plus exprimées dans la partie sud du pays créant un véritable danger de conflits à connotation régionale préjudiciable à l’unité des peuples du Bénin. Des débats multiples s’animent autour des questions comme celle de quota comme base de répartition des cadres dans l’administration ou celle d’un fils du sud comme prochain Président de la république parce que disent ces régionalistes du sud sur les 54 années d’indépendance, le nord en a occupé les ¾. Tout propos qui occulte complètement ce fait notable que ces pratiques du pouvoir de YAYI- justement condamnables- n’entament nullement le déséquilibre interrégional en défaveur des régions septentrionales créé par la colonisation depuis 1894. La question du régionalisme est donc redevenue surtout en ces temps de compétitions électorales un débat d’enjeu politique.

Certes YAYI Boni est allé très loin dans les pratiques ethno-régionalistes. Mais est-il le premier et le seul ? Nullement.

   

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Dixit : Yayi Boni ou l’Imposture envers le Bénin

imageclip_image001 …Le choix voulu et imposé de Mathurin NAGO comme Président de l’Assemblée Nationale répondait à quelle logique ? Celui également –avec un peu de méfiance- de Madame Hélène AHOLOU KEKE comme présidente de la Commission des Lois quant on sait le rôle prépondérant de cette commission dans l’Administration politico-judiciaire d’une Assemblée Nationale, répondait aussi à quelle logique ? Il les connaissait où ? Il avait fait quel chemin avec eux ? Quelle maîtrise de leur psychologie respective il avait ? L’imposture envers le Bénin était là. Voilà qu’à présent ces deux personnages à travers leur M.S.P., dans un jeu de liquidation de la vérité, ont tenté de faire oublier devant nos populations qu’ils ont été de toutes les magouilles, de toutes les tricheries, de tous les tripatouillages, de toutes les fumisteries, de toutes les bêtises et j’en passe par charité, avec la conception que YAYI BONI a de la politique et du pouvoir. YAYI qui n’a jamais incarné la fonction présidentielle mais, s’est contenté de l’occuper. C’est surtout ces deux cités –même s’ils ont fini par avoir une réaction d’honneur envers le moment choisi pour la révision de la Constitution et l’absurdité qu’est aussi la suppression de la grève des magistrats-. Ces deux dis-je, sont au nombre des députés qui, pour enjoliver leur vie matérielle, sans avoir le cran de l’avouer, ont oublié que le peuple leur a donné mandat pour le mettre à l’abri des dérives…clip_image001[4] Dixit Prince Dè Sodji Abéo

   

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