Nigeria : Boko Haram Kidnappe 60 Femmes dans le Nord du pays

imageMalgré la déclaration de cessez-le feu et les efforts déployés par le gouvernement fédéral pour négocier la libération de plus de 200 lycéennes de Chibok qui ont été enlevés par Boko Haram en Avril, environ 60 femmes auraient été enlevées par la secte terroriste dans les villages de Waga Mangoro et Garta dans le district de Madagali de l’Etat d’Adamawa suite à de nouvelles attaques déclenchées par les insurgés.
Au même moment, la Chambre des représentants du Nigeria a approuvé mercredi la demande de prêt de 1 milliard $ effectué par le président Goodluck Jonathan pour l’achat de matériel militaire afin de mettre fin à l’insurrection.

C’est dire que les insurgés sont loin d’avoir déposé les armes et que la libération des lycéennes de Chibok qui devait coïncider avec la prochaine déclaration de candidature à la présidentielle de 2015 par Jonathan est loin d’être effective.

Binason Avèkes

   

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Bénin, Politiciens Sasatɔ : Mĩ Gbi !

haroLe caractère incorrigible du Béninois est à couper au couteau. L’actualité politique nous en fournit plus d’un exemple scandaleux. Tenez, à peine revenus de leur soutien à Yayi Boni en 2006 qui s’est terminé pour le pays tout entier en eau de boudin, voilà qu’une tourbe infecte d’intrigants, sans reprendre son souffle, et au motif qu’elle a déjà demandé pardon, se lance à corps perdu dans le soutien actif de nouveaux aventuriers ou zéros politiques venus d’on ne sait où, en dehors peut-être de leur sempiternelle référence septentrionale : tel général à la noix ou tel homme politique sorti de nulle part. Cette mafia d’illusionnistes est toujours composée des mêmes personnages hideux –journalistes trafiquants, hommes d’affaires véreux, intellectuels autoproclamés, et spéculateurs politiques. Comme à leur  habitude, ils nous présentent de ces individus auxquels, en droite ligne des déconvenues qu’il a subies par le passé, le peuple devrait opposer une fin de non recevoir catégorique

Ah, à quoi donc servent à cette tourbe infecte les erreurs criminelles du passé ! N’ont-ils pas une âme et la force d’aimer leur pays ? Ne peuvent-ils pas se résoudre en toute éthique à lui faire une faveur : aller s’enterrer sous le sol politique du pays ? Pourquoi récidivent-ils ? Pour conduire le pays à des calamités dont il mettrait des décennies à se relever ? D’où leur vient le cran d’en rajouter, de revenir à la charge sans vergogne ni scrupule ? Faut-il que, comme un seul homme, le peuple décide enfin de les égorger et de les enterrer pour de vrai ?

Agbelimabu Bertin

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BASHIRU et BELUCHI

Pourquoi Wole Soyinka n’était pas Présent aux Obsèques de Chinua Achebe.

 

   

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Par Adenifuja Bolaji

L’histoire de BASHIRU, un Nigérian pilleur de pipeline m’inspire quelques réflexions sur les mentalités dans leurs rapports avec la politique et l’appartenance ethnique.
L’histoire est racontée dans le PUNCH du 20/06/2013. BASHIRU MAJIYAGBE a connu la prison cinq années plus tôt pour cause de vandalisme sur les pipelines, fléau qui sévit au Nigéria, grand producteur de pétrole mais aussi pays où les revenus de cette manne sont inégalement répartis ; ou plus exactement font l’objet d’une répartition dont le caractère inégalitaire est d’une violence bestiale.

Libéré quelques semaines plus tôt, BASHIRU vient d’être à nouveau arrêté pour le même vandalisme et sera jugé sans doute plus sévèrement, vu que sa première expérience ne semble pas l’avoir instruit. Dans une interview au PUNCH, le récidiviste explique que depuis la prison, il a créé un gang qui opère sur les pipelines. Ce qui fait qu’une fois libéré, il n’a eu qu’à continuer à ciel ouvert ce qu’il faisait déjà derrière les barreaux…
Le Nigéria est un pays très corrompu, marqué par une délinquance et une criminalité endémiques. Le taux de ces activités criminelles est plus élevé que cette normale dont les sociologues considèrent qu’elle définit une société saine. Dans les grandes villes, le vol à mains armées est une banalité, et se solde souvent par des morts. L’une des caractéristiques de Lagos, la plus grande ville du pays, ce sont ces cadavres humains au coin des rues qui pourrissent, dans l’indifférence générale et que personne n’ose considérer comme tel, comme s’il s’agissait d’un cadavre animal ou d’un monstre abandonné par des extraterrestres en fuite.

 

   

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Récit des Horreurs… à un Jet de pierre de Sème et d’Idiroko…

imageUne femme d’âge moyen, Mme Patience Igho, a récemment raconté comment elle a échappé à un repaire de kidnappeurs dans la forêt d’Agbara à la périphérie de l’Etat d’Ogun, au Nigeria à un jet de pierre de Sème ou d’Idiroko…
Sous le coup du traumatisme, Mme Patience Igho dit qu’elle ne pouvait pas croire ce qu’elle voyait dans la forêt après avoir été droguée à l’intérieur d’un bus commercial sur son chemin de retour du marché dans les environs d’Ajegunle, à Lagos.
La femme en détresse, vendeuse de poisson congelé dit aux agents de sécurité qu’elle a vu pas moins de 200 victimes, qui ont été prises en otage.
Par conséquent, elle en appelle aux services de sécurité compétents d’intervenir pour secourir ces personnes sans défense avant qu’il ne soit trop tard.
« L’incident s’est produit dans les premières heures de la journée, dit-elle. J’ai quitté ma maison avec 130, 000 nairas (400 mille FCFA) que j’allais déposer à la banque. Je suis montée dans un bus commercial avec quatre femmes et deux hommes déjà assis.
Je ne me souviens pas du numéro d’enregistrement. Plus tard, je me suis retrouvée dans la forêt d’Agbara. C’était après que j’ai repris conscience que je me suis retrouvée avec plus de 200 personnes. L’un d’eux me dit que j’étais dans la forêt d’Agbara. A l’en croire, certains otages étaient là depuis plus de sept mois.

 

   

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En Afrique, la Richesse est une Donnée Naturelle

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bashoAliko Dangote et Isabel do Santos sont respectivement l’homme le plus riche et la femme la plus riche d’Afrique. Soit dit en passant, l’un et l’autre sont originaires du 1er et du 2ème pays producteurs de pétrole en Afrique. Cela donne une idée du génie personnel à l’origine de leur richesse ; et au-delà, de l’origine de la richesse en Afrique.

En somme, la richesse en Afrique est une donnée naturelle, à mille lieues de la culture, comme c’est le cas en Occident ou en Asie, en Suisse ou en Corée du Sud. Et que se passerait-il lorsque la nature, qui en Afrique comme ailleurs n’est pas inépuisable, s’épuiserait ? Lorsque la dernière goutte de pétrole tombera, le dernier minerai d’uranium rayonnera, le dernier carat de diamant brillera ou la dernière pépite d’or scintillera? L’Afrique deviendra-t-elle un désert de Dangote et de do Santos ?

Amida Bashô

   

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La Quête des Origines du Sida

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La question de l’origine du sida a suscité de nombreux travaux. À distance des thèses complotistes ou culturalistes, Guillaume Lachenal montre qu’il s’agit moins d’identifier une cause que de reconstituer le contexte colonial, épidémiologique, sexuel qui a favorisé la propagation du virus.

En 1999 paraissait un livre étrange, The River. Le journaliste anglais Ed Hooper y proposait une longue enquête, sur plus de 1000 pages, attribuant « l’origine du Sida » à l’expérimentation de vaccins oraux contre la polio au Congo Belge à la fin des années 1950 [1]. Quinze ans après le livre reste intriguant, alors même que sa thèse principale – le fait que le VIH ait été mis en circulation dans l’espèce humaine par des vaccins contaminés par un virus simien provenant des reins de chimpanzés utilisés pour leur préparation – est aujourd’hui à peu près complètement invalidée. Comme le remarquait l’historien Roy Porter dans sa recension du livre dans la London Review of Books [2], le livre entrelaçaient trois fils narratifs – trois livres distincts, en fait. Le premier, didactique et démonstratif, présentait les arguments en faveur de sa théorie. Le second, le plus proprement historique et celui qui a le moins « vieilli » quinze ans plus tard, est une étude d’histoire de la médecine des années 1950, un temps d’optimisme forcené, lorsque les colonies africaines, bénéficiant de moyens financiers et techniques inédits, devinrent pour la science médicale de véritables laboratoires. C’est sur cette scène, expliquait Hooper, que s’est en partie joué la course opposant les plus grandes institutions scientifiques du monde pour mettre au point un vaccin contre la polio. Le troisième livre, celui qui intriguait le plus Roy Porter, était le récit de l’enquête elle-même, qui mettait en scène Ed Hooper dans sa recherche, sonnant à la porte de scientifiques méfiants, amnésiques ou menteurs, les pourchassant dans leurs maisons de vacances, avant de partir remonter lui-même le fleuve Congo vers les « sources du VIH ». « The River aurait pu s’appeler L’obsession, concluait Roy Porter. Il y avait une force qui poussait les chasseurs de virus [des années 1950] vers leurs triomphes et vers une terrible Nemesis. Était-ce le même démon qui animait Hooper dans sa quête pour la source du Sida, cette caput nili moderne ? [3] » Histoire de deux obsessions qui se croisent, The River était un voyage, comme on l’a beaucoup écrit, « au cœur des ténèbres » de la science, de l’Afrique et du Sida. La référence à la nouvelle de Conrad est inévitable : on chuchote même, chez les chercheurs du domaine, que Hooper, rendu amer par les critiques justes (et injustes) qui ont suivi la parution de son livre, serait devenu fou.

   

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Le Lavage des Mains, Ne nous en Lavons Pas les Mains

150 000 Enfants Meurent chaque Année au Nigeria par Manque d’Hygiène -UNICEF

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Par Funmi Olasupo

imageSelon l’UNICEF environ 150.000 enfants meurent chaque année au Nigeria en raison de mauvaises conditions d’hygiène et de consommation d’eau non potable, causes de diarrhée.
Le responsable de l’UNICEF pour l’Eau, l’Assainissement et l’Hygiène au Nigeria, M. Kanaan Nadar, a révélé l’information à Abuja à l’occasion de l’édition 2014 de la journée mondiale de lavage des mains.
Monsieur Nadar a exhorté les parents à faire prendre conscience à leurs enfants de la nécessité de toujours se laver les mains et de maintenir une bonne hygiène en tout temps, car cela permettrait de réduire les décès causés par la diarrhée de près de 50 pour cent.
Monsieur Nadar a déclaré: «Au Nigeria, chaque année, nous avons environ 150 000 enfants qui meurent en grande partie à cause de la diarrhée la plupart du temps associée au défaut d’assainissement de l’eau non potable et au manque d’hygiène.
«Le lavage des mains peut effectivement réduire cette mort par diarrhée mort de 50 pour cent et la pneumonie de près de 40 pour cent. Donc, le lavage des mains est très important. « 
Selon lui, le lavage des mains avec du savon a fait une grande différence dans la lutte contre le virus Ebola.
Monsieur Nadar a dit qu’il avait été l’un des principaux instruments de lutte contre la propagation du virus dans la plupart des pays touchés par le virus Ebola.
«Dans la lutte contre la propagation du virus Ebola, a-t-il dit, le lavage des mains avec du savon, en tant qu’un outil important, a été une source supplémentaire qui a fait la différence.
« Tout le monde peut choisir de laver sa main avec du savon après avoir utilisé les toilettes et avant de manger ou de toucher les aliments, créant ainsi un environnement sain, non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour la famille et la société en général. »
Dans son allocution, le ministre des Ressources en eau, Mme Sarah Ochekpe, a dit que le programme de lavage des mains est célébré, car il a la capacité de sauver des vies et de réduire le fardeau de la maladie au Nigeria.
«Aujourd’hui, a-t-elle dit, à travers le Nigeria, plus de 250 000 élèves de 100 écoles sélectionnées participent à la campagne mondiale de lavage des mains et feront la preuve du de lavage des mains avec une compétition de course »

Binason Avèkes

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