Le Désert Intellectuel Africain et ses Séquelles Politiques

Prof. Cossi Bio Ossè

cossi bio osse2La diversité politique du parlement d’un État européen–mettons la France par exemple–est basée sur la différence des idées et des conceptions politiques –divisées en deux parties opposées–gauche et droite, spatialement identifiées ; elles-mêmes divisées en d’innombrables sensibilités qui vont, dans chaque parti, d’une extrême à l’autre.
De même, dans le parlement d’une soi-disant démocratie africaine comme le Bénin, la diversité politique s’exprime à coup sûr. À ceci près qu’au Bénin, comme ailleurs en Afrique, la diversité et la motivation de l’agir politiques sont adossées aux tribus, aux ethnies, aux régions et dans une certaine mesure–historique et géographique–aux religions.
Alors qu’en France, un député écologique par exemple est avant tout le représentant d’une certaine conception de la politique, au Bénin, le député est directement le représentant d’une tribu, d’une ethnie, d’une région ou d’une religion. En France, le député représente aussi sa circonscription à défaut de sa région mais les idées et l’identité de son parti l’emportent sur son identité régionale. Ainsi, un député socialiste des Bouches-du-Rhône est plus proche d’un député socialiste du Nord Pas de Calais que d’un député de droite  des Bouches-du-Rhône.
Au Bénin, en référence exclusive à ces marqueurs identitaires, le député communie et échange avec ses électeurs ; c’est par rapport à son appartenance ethnique qu’il défend leurs intérêts. Cette substitution de l’identité ethnique ou régionale aux idées politiques, lorsque l’on compare la vie politique d’une démocratie africaine ou soi-disant telle à celle d’une démocratie européenne, est à l’origine des désordres de la vie sociopolitique africaine, des blocages économiques et sociaux qui contrecarrent le développement africain.

   

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Pourquoi les Chimpanzés s’entretuent

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Quand, en 1960, celle qui va devenir une primatologue de renommée mondiale, la Britannique Jane Goodall, s’installe sur le site tanzanien de Gombe, au bord du lac Tanganyika, pour étudier les chimpanzés sur le terrain, elle ne se doute pas qu’elle va changer à tout jamais le regard que nous portons sur nos cousins primates. Au fil du temps, ses observations de Pan troglodytes étonnent le petit monde de la zoologie (au point que certains ne la croiront pas) et le rapprochent étrangement d’Homo sapiens : on découvre que les chimpanzés fabriquent des outils, mangent de la viande, rient… et s’entretuent parfois.

Chez les primates, rares sont les espèces où l’on tue ses congénères. Le comportement meurtrier des chimpanzés a donc troublé les éthologues qui ont échafaudé deux hypothèses pour tenter de l’expliquer. La première nous met en cause, qui dit que les agressions mortelles se développent là où l’homme agresse le singe, soit directement, en le braconnant, soit indirectement, en détruisant son habitat via la déforestation. A Gombe, il a aussi été noté que l’approvisionnement par l’homme des communautés de chimpanzés, action a priori bienveillante, pouvait avoir des conséquences perverses : ne plus avoir à chercher de la nourriture sédentarisait les singes et faisait grimper le nombre d’agressions. La seconde hypothèse est d’ordre évolutionniste. Selon elle, le meurtre serait une tactique grâce à laquelle le tueur accroît à peu de frais son territoire, son accès à la nourriture et à la reproduction.

Dans une étude publiée ce mercredi 17 septembre par Nature, une équipe internationale a voulu mettre ces deux scénarios à l’épreuve, voir si l’on retrouvait sur le terrain les présupposés qui les sous-tendent. Pour ce faire, les chercheurs ont analysé les statistiques et observations réalisées depuis des décennies auprès de 18 communautés de chimpanzés et de 4 communautés de bonobos, l’autre espèce de chimpanzés. Chez les premiers, le meurtre s’est avéré une pratique courante, présente dans 15 des 18 communautés étudiées. Au cours des 426 années d’études accumulées, les éthologues ont observé directement 58 meurtres, en ont déduit 41 autres d’après les blessures retrouvées sur les cadavres et ont recensé 53 disparitions suspectes. Chez les bonobos, en revanche, aucun meurtre n’a jamais été observé et seul un cas suspect de disparition est connu. Cela s’explique probablement en grande partie par le fait que ces singes ont un mode de gestion et de résolution des conflits très efficace, qui passe par… le sexe….

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Négociations Gouv./Syndicats: le Pouvoir Continue de Ruser

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COMPTE RENDU DE LA RENCONTRE DE NEGOCIATIONS CONFEDERATIONS SYNDICALES/GOUVERNEMENT DU LUNDI 15/09/14

Convoquée par son Président, la Commission Permanente de Concertation et de Négociations Collectives (CNPCNC) Gouvernement / Confédération Syndicales, s’est réunie à l’INFOSEC de Cotonou le lundi 15 septembre 2014 à partir de 16 heures.

Présidée par le Ministre d’Etat, chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, la rencontre a enregistré la participation :

Du Ministre Chargé de l’Evaluation des Politiques Publiques et de la promotion de la bonne gouvernance et du dialogue social, du Ministre de la Fonction Publique du Travail de la Réforme Administrative et Institutionnelle, du Ministre de la Santé Publique, du Ministre de l’Enseignement Secondaire Technique et Professionnel et de la Réinsertion des Jeunes, de la DC de la Présidence de la République, du Conseiller Technique Spécial de la Présidence, des représentants du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre de l’Enseignement Maternel et Primaire, de différents cadres de l’administration publique et des membres du Secrétariat Permanent de la CNPCNC

 

   

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Le 1er Téléphone Mobile Nigérian Bientôt sur le Marché

imageBientôt sera sur le marché de la télécommunication le premier téléphone mobile made in Nigeria. Elle est l’œuvre du groupe SLOK, une société nigériane créée par Orji Uzor Kalu, l’ancien Gouverneur de l’Etat d’Abia, dans l’est du pays.

Selon les révélations du chargé de la communication de SLOK, ce dernier né ambitionne de conquérir le marché africain, et propose un produit adapté à la demande à un prix et une qualité défiant toute concurrence…

Bonne chance et longue vie à cette initiative !

Binason Avèkes

   

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