Ukraine : 4 raisons Pour lesquelles la guerre durera au moins 25 ans

25 ans, c’est le temps d’une génération. Pourquoi la guerre  Russie/Ukraine durera au moins 25 ans ? Il y a au moins quatre raison que voici :

  1. Parce que, à vrai dire, ce n’est pas une guerre Russie /Ukraine, mais une guerre Russie/Occident – un occident au demeurant moins géographique et culturel qu’économique et capitaliste, élargi au Japon, l’Australie, la Corée du Sud, etc… Et aucun pays au monde, fût-il la plus grande puissance militaire de la planète, ne peut être maître du calendrier  d’une opération militaire, – fût-ce sur un territoire mitoyen – contre un ensemble de nations concentrant les plus fortes armées et économies du monde. Cette donnée objective de fond est un facteur de ralentissement de l’issue de la guerre.
  2. La guerre dont objectivement les États-Unis sont à l’origine, et qui n’a pas commencé en février 2022 mais plus d’une dizaine d’années auparavant, vise d’une part  à au mieux – pour la Russie s’entend – la séparer de l’Europe et au pire – toujours pour la Russie —  la démanteler, ce que les États-Unis appellent dans leur jargon impérialiste mensonger, « la décoloniser » ; d’autre part, la guerre vise aussi à affaiblir l’Europe et notamment ses grandes nations dynamiques comme l’Allemagne qui font de l’ombre aux États-Unis dont la volonté hégémonique ne doit être perturbée ni par le Diable ni par le Bon Dieu. Or, il va sans dire que de tels objectifs ne peuvent être atteints du jour au lendemain.
  3. La guerre a commencé tambour battant sur fond d’une propagande inouïe, et pour ainsi dire jamais égalée en férocité et en mensonges dans l’histoire du monde. Les Occidentaux s’en donnent à cœur joie et dans un cynisme quasi monstrueux de raconter des histoires à leurs peuples dont la crédulité chloroformée par les conditionnements médiatiques amplifiés par les nouvelles technologies de la communication atteint une profondeur de léthargie là aussi jamais égalée. Dans ces conditions, que dire aux peuples si l’échec qui pourtant  transparaît dans certains aspects du conflit et se profile tombait brutalement comme un fruit mur ? Les yeux des peuples se décilleront et cela augure de réactions imprévisibles, difficiles à contenir le cas échéant. Mais la préfiguration, l’ombre portée de l’échec militaire est déjà dans l’échec des sanctions économiques qui saute aux yeux et à la gorge bien que la propagande ne veut pas l’admettre. Les sanctions étaient censées faire s’écrouler du jour au lendemain l’économie russe que certains en France voulaient mettre à genoux. Comme dans un jeu de domino, cet événement fantasmatique devait à son tour provoquer la révolte des peuples russes conquis par le charme et la raison occidentale ; révolte qui conduira au renversement du régime « oppresseur de Poutine », comme le décrit la propagande, tout simplement parce que ce héros n’a fait que son devoir. Mais tout cela est resté sans suite. La montagne des fantasmes occidentaux a accouché d’une souris. Mais avec la fureur de la propagande, les peuples n’ont pas eu le loisir d’assister à ce sinistre accouchement ni d’en tirer les conclusions. On leur promet la vraie victoire, celle de la vraie guerre, la guerre avec de vraies armes de guerre – missiles, avions, chars – comme si les sanctions  économiques n’étaient qu’un jeu, mais un jeu dont les peuples paient le prix fort.
  4. La guerre ne peut pas, ne doit pas finir par une défaite devant les yeux des peuples qui en ont payé le prix fort, consenti le lourd sacrifice, inhalé les vapeurs toxiques de la propagande, avalé des tonnes de mensonges et de promesses empoisonnées à son sujet. Il faut donc la faire durer de façon à ce que la génération qui en a consenti le lourd sacrifice ne soit pas la même à en accepter la défaite toute honte bue, à l’admettre comme inéluctable et incontournable. On ne veut pas faire subir à la même génération une double peine : le sacrifice de la guerre et la honte de la défaite.

Pour toutes ces raisons, il n’est pas sûr que la guerre « Russie/Ukraine » se termine de si tôt. La Russie elle-même l’a compris et, comme toujours en bon joueuse d’échec, a pris une longueur d’avance en se mettant dans une configuration de guerre d’attrition. Emporté par le manège de son parti-pris propagandiste, l’occident gesticule beaucoup, armant, armant et armant encore les Ukrainiens qu’il pousse à la guerre jusqu’au dernier d’entre eux. Transformant les Ukrainiens en légions étrangères, en esclaves militaires. Mais à force de tirer sur la corde du temps, n’y a-t-il pas un risque qu’elle se casse ? N’y a-t-il pas un risque qu’à force d’être abrutis de mensonges, les peuples se réveillent ? N’y a-t-il pas un risque pour l’Occident de perdre plus qu’il ne comptait gagner dans cette guerre où pour la Russie, perdre est synonyme de se perdre, c’est-à-dire, disparaître corps et âme?

Adenifuja Bolaji

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s