Albert Lubaki, Figure emblématique de la Fulgurante Floraison des Imagiers Congolais

Albert Lubaki est présenté comme l’un des « imagiers » congolais. Ce terme renvoie au « petit marché de l’imagerie », c’est-à-dire au transfert sur papier à dessin ou sur toile d’une iconographie jusqu’alors peinte à fresque ou sculptée. Jean-Luc Vellut (Premiers mouvements au Congo belge, 2001 ; pp. 160-162) précise que ce nouveau mode pictural, devenu transportable, avait pour cible quelques amateurs congolais et européens dans les contextes semi-urbains du Congo léopoldien, où la photographie, les reproductions, les techniques et les matériaux occidentaux étaient accessibles.

La découverte des aquarelles d’Albert Lubaki et leur succès furtif sont imputables à l’agent colonial Georges Thiry, son mécène et pourvoyeur de matériel, de 1926 au tournant des années 1930. C’est lui qui encourage cet homme d’environ 35 ans, artisan-décorateur et petit commerçant en « curiosités indigènes », à développer à l’aquarelle, à l’encre et au crayon, son univers poétique, peuplé d’hommes, de plantes et d’animaux, mais empreint aussi d’un regard sur la modernité.

Dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale, tandis que les écoles d’art fleurissent au Congo (actuelle République démocratique du Congo), les « imagiers », eux, tombent dans l’oubli.

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