Brève d’Histoire : Jesse Owens – Luz Long, une Tête de Trop

Jesse Owens – Luz Long

Dans son film « The Great Dictator », Charlie Chaplin a stigmatisé plus d’un excès et travers des nazi dans les années 1930-1940, qui allaient se rvéler tragiques par la suite pour le monde. La montée et la gloire de l’Allemagne nazie correspondaient aussi à une utilisation des sciences et techniques au service de la supériorité militaire et de la domination du monde. On sait que le nazisme s’est voulu un épitomé et une synthèse de la longue histoire de domination des Blancs dans le monde depuis au moins cinq siècles, qui vont de la découverte de l’Amérique en 1492, et la seconde guerre mondiale en 1940 — entres génocides des Amérindiens, traite négrière et esclavage des Africains, colonisation des peuples non-occidentaux ou chrétiens, etc… Au cours de la seconde guerre mondiale, les Allemands ont mis au point les fusées V2 et développé les recherches sur l’arme nucléaire qui seront reprises et amplifiées par les chercheurs européens qui ont fui le nazisme pour s’installer au USA.

Dans « the Great Dictator », Charle Chaplin, brocarde l’obsession de la domination chez les nazis, qui n’hésitaient pas à exploiter les connaissances psychologiques de l’époque à leur fin : la supériorité. Cette supériorité était recherchée partout : dans l’art, la diplomatie, le cinéma, et les média s’en faisaient le véhicule privilégié. Dans les scènes du film qui décrivent la rencontre entre Mussolini et Hitler, l’utilisation du langage positionnel des corps pour affirmer la supériorité est mise en scène à plusieurs reprises. Dans ces scènes, on voit Benzino Napoleoni ( alias Mussolini) obsédé d’affirmer sa suprématie, se démener par tous les moyens pour dépasser, Adenoïd Hynkel  son hôte, ( Alias Hitler) d’une tête. Les deux dictateurs en arrivant même à jouer au jeu de plus haut placé que moi tu meurs…

Eh bien, cette psychologie expressive du positionnement des corps est à l’oeuvre aussi dans les règles et principes de prise de vue de la propagande nazie. Dans les photo qui suivent des événements sportifs du jeu olympique de 1936, où Jesse Owens allait écrire les pages glorieuse de sa légende, il est intéressant de voir comment son concurrent et ami Luz Long le dépasse toujours d’une tête, alors que les deux athlètes sont allongés par terre. Dans ce dépassement, le discours à l’oeuvre est bien évidemment celui de la supériorité du Blanc sur le Noir.

Soit dit en passant, bien que le discours officiel occidental claironne que Jesse Owens a humilié Hitler — celui-ci, il est vrai, dépité de voir Jesse Owens battre son favori, Lutz Long, avait quitté sa loge plutôt que d’assister à la cérémonie de remise des médailles — il va sans dire que l’humiliation présumé de Hitler est in fine de celle de tous les Blancs, à commencer par le système raciste américain, qui continuait d’opprimer les Noirs, même lorsqu’il accueillait Jesse Owens en héros, comme s’il n’était qu’un chien qui a fait des prouesses pour l’honneur de son maître.

Quel est ce hasard qui fait que Luz Long dépasse toujours Jesse Owens d’un tête ?

Aminou Balogun

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