Covid-19 et Circulation des Personnes : la Singularité Farfelue du Bénin

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Au Bénin, à en croire les informations émanant des services du ministère de la santé, le voyageur qui atterrit à l’aéroport de Cotonou est soumis à un test PCR, test qui lui coûtera au passage la bagatelle de 100. 00 CFA. Et son passeport lui est retiré et ne lui sera remis qu’au bout d’un parcours du combattant de plusieurs jours où il devra montrer patte blanche dans ce processus  occulte de test à la fiabilité douteuse.

Or, en France selon le porte-parole du gouvernement,  « On va pouvoir dans les premiers jours faire 2000 tests PCR par jour ». « Les personnes qui auront fait un test dans leur pays d’origine n’auront pas à le refaire en France, elles devront fournir une preuve de ce test. » Outre le fait que, bien évidemment les tests sont gratuits,  ne seront testés que  les voyageurs arrivant de pays en zone rouge, c’est-à-dire où le virus circule le plus. « Dans les pays où le virus ne circule pas plus qu’en France, il n’y a pas de raison d’avoir des mesures supplémentaires.

Voilà des mesures qui ne déshonorent pas le pays de Descartes, à la fois par leur rationalité et leur bon sens que tout le monde peut admettre. Tout le contraire de l’autoritarisme entreprenant et du zèle aveugle des autorités béninoises, qui prennent un peu trop de liberté avec la liberté du voyageur au nom d’une prévention douteuse contre le covid. Au lieu de quoi, on teste tout le monde et on facture à 100. 000 le test comme si le covid était une occasion de business, ou une manière de visa sanitaire. Depuis l’arrivée au pouvoir de Talon, sous prétexte de dématérialisation, et alors que le gros du travail et du support est fourni par le voyageur, le visa d’entrée au Bénin pour les Européens a vu son prix grimper vertigineusement, et est fixé à 100 euros pour un mois de séjour. En un mot, entre test et visa d’entrée proprement dit, ce n’est pas moins de 250 euros que doit payer le voyageur pour son séjour dans un pays qui prétend faire du tourisme un secteur dynamique et moteur de son économie

Alors qu’en Afrique, notamment en Afrique francophone le travers tropical de l’imitation servile des Blancs a atteint son comble avec la crise sanitaire du Covid, quelle mouche a piqué le gouvernement béninois dans la singularité  de son approche farfelue de  gestion des arrivées dans le pays ? Quand le singe tout à coup refuse d’imiter son maître, c’est qu’il y a une banane qui traîne quelque part…

Aminou Balogun

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