Laurent Gbagbo, un Révélateur de la Sombre Vocation de la CPI

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Ceux qui doutaient que l’âme de la CPI  n’était pas le concert des nations dans son rapport avec l’idée universelle de justice mais plutôt l’intérêt géopolitique des pays occidentaux, la France en tête, sont maintenant fixés. En ce qui concerne le cas de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. les sceptiques ont maintenant les yeux décillés par la tendance et l’opportunisme douteux des décisions de cette cour aux ordres.

Car, comme chacun le voit, le degré de liberté que la CPI accorde à Laurent Gbagbo est directement indexé sur la situation politique de la Côte d’Ivoire, et la mesure dans laquelle la France pourrait continuer à contrôler à son éternel profit  la situation politique de ce pays en proie à des changements cruciaux aux lendemains incertains.

A quelques semaines de l’élection présidentielle où Ouattara a tout fait pour s’assurer d’écarter Guillaume Soro, son ex-allié en servilité néocoloniale devenu bête noire et empêcheur de se perpétuer au pouvoir par tous les moyens, la France ne voit pas d’un bon œil le western incestueux qui se prépare entre ses deux ludions historiques. Aussi, pour tempérer les ardeurs des uns et des autres a-t-elle cru nécessaire de ramener dans le jeu politique, tout au moins à tire d’épouvantail,  celui dont l’absence forcée a aiguisé les convoitises et exacerbé l’hubris politique de ses deux pantins au point d’en faire des ennemis mortels.

Les conditions d’apothicaire qui caractérisent l’élargissement conditionné de Laurent Gbagbo, comme le moment où il intervient ne laissent rien au hasard. Tout cela est calculé pour éviter le face à face fratricide Soro/Ouattara que l’entêtement autocratique de ce dernier rendra inévitable, et dont la France n’a pas les moyens politiques et moraux d’éteindre l’embrassement.

En clair, conçue pour terroriser, surveiller et punir les chefs d’Etat africains récalcitrants à l’ordre néocolonial de l’Occident, notamment de la France, la CPI, à travers chacune de ses décisions pesées sur une balance d’apothicaire, assume sa vocation d’instrument juridique au service du contrôle politique de l’Afrique.

Aminou Balogun

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