Afrique : l’Arme qu’il Faut dans la Guerre qu’il Faut

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On ne se lassera jamais de recourir à la richesse multi-sémantique de la parabole du vautour et de sa fille extraite de «  Things Fall apart » de Chinua Achebe.

Cette parabole est très explicite sur la valeur comparée du cri et du silence en tout temps et en tout lieu. Mais sa signification va au-delà de cette comparaison et peut éclairer aussi la condition africaine. Notamment à propos de la lutte nécessaire pour notre libération, et que la jeunesse africaine d’aujourd’hui prend à bras le corps, contrairement à ses aînés d’hier qui, au profit de la facilité de l’exil ou du silence complice, ont laissé choir la vague d’espoir des indépendances d’avant-hier.

Pour la bonne gouverne de cette jeunesse décidée à prendre en mains son destin,  il faut rappeler les rapports entre l’éthique et la logique dans la lutte. En effet, une lutte a beau être légitime quand elle ne s’appuie pas sur les bonnes armes alors elle n’a aucune chance  d’être victorieuse.

Les Algériens ne seraient pas un peuple libre aujourd’hui s’ils avaient appuyé leurs luttes de libération sur les seuls youyous, ou même des cris de guerre… !

Les vietnamiens eux aussi ne seraient pas un peuple libre aujourd’hui si, au lieu des faits d’arme qui ont révélé  des noms forts de Diên Biên Phu ou du Général Giap, ils s’étaient contentés de simples cris voire même des rodomontades sans lendemain…

Il en est de même de nous les Africains, que les Blancs  — qu’ils soient d’Europe, d’Amérique, d’Arabie ou d’ailleurs —  maltraitent depuis des siècles et ont résolu de maintenir dans les fers de l’esclavage symbolique, matériel, et économique.

Tant que nous ne prendrons pas l’arme qu’il faut dans la guerre qu’il faut, nos chances de libération seront renvoyées aux calendes grecques…

Adenifuja Bolaji

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Un commentaire

  1. L’essentiel, je crois est de ne pas se tromper de combat. Lorsque l’on a bien scanné l’environnement et identifié l’objectif visé, les moyens/armes /matériels à utiliser suivent automatiquement.

    Ce serait une erreur fatale par exemple de croire que les révoltes de la jeunesse africaine aujourd’hui pourraient être assimilées à celle qui ont précédé le PRINTEMPS ARABE. Recourir par exemple à l’immolation par le feu comme cela s’est passé à Tunis en 2011 ne serait que sacrifices inutiles.

    Les immolations par le feu, comme de beaucoup de contestataires l’ont fait, je cite celle du jeune tunisien Taré El -Taré Muhammed Bouazizi , 26 ans, le 4 janvier 2011, sur la place du marché, à Tunis, en réaction à la confiscation de ses marchandises et au harrassement dont il faisait l’objet par la police, sont en général des comportements liés à la sphère de la vie privée. Son problème à t il été résolu ???

    Une réaction aussi passionnelle que l’immolation par le feu de contestataires (oui des billets sont symboliquement brûlés) n’apporterait rien à la croisade contre le CFA, L’ECO, et la France Afrique. Je valide donc votre position :

    L’ARME QU’IL FAUT DANS LA GUERRE QU’IL FAUT.

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