Afrique : Guerres et Frères

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Pourquoi l’Afrique, continent où les gens se donnent volontiers des «  mon Frère » ou des «  ma Sœur » est aussi celui où il y a le plus de guerres fratricides ? Paradoxe et Mystère…

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7 commentaires

    • On pourra questionner le sens métaphysique du caractère festif des obsèques en Afrique, par opposition à son caractère obséquieux sous d’autres cieux. Cette attitude mérite d’être éclairée, et il n’est pas sûr que ce soit au passif de notre culture. En revanche, une chose est la fête, une autre est la dépense pharaonique pendant les obsèques, le fait de délaisser un parent de son vivant pour ne s’en occuper qu’à sa mort. Cette contradiction est cruelle, et mérite d’être déconstruite socialement et culturellement.
      Mais la question qui est posée dans ce tweet me semble différente, même si son sujet, la guerre, est intimement lié à la mort. La question est : pourquoi nous disons » mon frère », « mon frère », »ma sœur » « ma sœur » à tout bout de champ, mais que dans le même temps, plus que toutes les autres races ou peuples du monde, nous excellons dans l’art des guerres fratricides ! La plupart des autres peuples du monde font surtout des guerres idéologiques. Si les Corée sont séparées aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’elles se rejettent en tant que peuples. C’est le même peuple, parlant la même langue, pratiquant les mêmes religions. Non, si la Corée s’est divisée c’est d’abord et avant tout sur une base idéologique. On peut le regretter, mais c’est ainsi. Mais en Afrique, nous continuons de nous entre-déchirer dans des guerres fratricides. Chez nous, l’idéologie c’est le clan, la tribu, l’ethnie, la religion, etc…
      Est-ce par compensation à notre haine de nous-mêmes que nous disons « mon frère » « mon frère » ou « ma sœur » « ma sœur » ? Ou bien par hypocrisie ? Ou les deux à la fois ?

      • Je pense que le problème des festivités organisées à l’occasion des obséques en Afrique est devenu une gangrène qui ronge les sociétés africaines et qui n’est pas près de disparaître. Et pour cause:
        Dans l’Afrique precolonial e, chacun était responsible de son frère. La vie communautaire avait tout son sens. La maladie était une occasion d’assister l’autre, chacun était responsable de la sécurité de l’autre. Les notions de solidarité et de fraternité avaient un sens.
        Aujourd’hui, la religion et le syncretisme religieux ont détruit la morale et l’esprit de solidarité. La religion nous a enseigné qu’il faut prier pour ton frère pour que Dieu l’assiste, le guérisse, le protège et le sauve du danger. Dieu est bon, miséricordieux, omnipotent, omniprésent et omniscient. On va se réunir à l’église pour prier pour les malades au lieu de contribuer aux frais médicaux des victimes parce que dans la Bible, I’ll est écrit : demandez et vous recevrez. Dieu fait le boulot pour Tous. La mort devient aussi la volonté de Dieu, puisqu’il l’a voulu ainsi, Béni soit son saint nom, et on rivalise en somptueuses dépenses pour les cérémonies funéraires.

        On se retrouve ici au Ghana par exemple, après l’ enterrement, pour les Final funeral rites, dans la cour de l’église, le plus souvent, pour présenter de grosses contributions funéraires en vue d’ assister la famille éplorée qui se devra d’assister à son tour tous ceux qui ont donné.
        Et les vivants font bombance pour enfin honorer la mémoire du défunt.

        Nous Sommes tous Frères

        Les Vivants s’occupent des Vivants valides

        Dieu s’occupe des misères de tous.

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