Alfa, Bêta,  Africa : ou les Leçons d’une Fausse « Transmission »

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Un IGP – inspecteur Général de Police, le Monsieur Police du Nigeria, qui a presque rend de Ministre – incapable de lire quelque phrase dans la langue officielle de l’Administration et de l’Etat dont il est l’un des membres influents ! Ah, nkan’ umbè ! ààgbor ruèri… !

Cette scène cocasse en dit long sur la royauté de la bêtise au Nigeria. L’IGP nommé par Buhari – sans doute sur une base plus ethnique que technocratique, – incapable de lire le texte d’un discours consacré à ses compétences de chef de la Police, responsable de la sécurité civile. Et même, visiblement, celui qui vint  à son secours ne menait pas large.

Comment saurait-il en être autrement lorsque Buhari lui-même qui l’a nommé n’est pas loin d’être alphabétiquement contrarié comme lui ? Le diplôme minimal exigé pour se présenter aux élections reste dans le cas de Buhari un serpent de mer dont tout le monde fait semblant de ne pas trop parler…

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On comprend qu’un tel homme puisse nommer un analphabète à un poste aussi élevé de l’État. Mais les conséquences en sont pathétiques. En l’occurrence, la scène fait rire, mais d’un rire, triste et embarrassé, presque jaune. L’homme qui  est allé à la retraite régulièrement, sans que le tollé universel suscité par sa surdité alphabétique y soit pour quelque chose, restera toutefois dans les mémoires, comme « Mister Transmission », le seul mot de son allocution qui lui revenait à la bouche.

Savoir lire et écrire une langue  étrangère n’est en soi la preuve de rien si on ne sait ni lire ni écrire dans sa langue maternelle. Mais, pour un agent de l’État de ce haut niveau,  ne pas savoir lire ni écrire dans la langue officielle de l’État que l’on sert – et peu importe si cette langue est étrangère ou non – n’est pas seulement une anomalie linguistique : c’est aussi l’indication d’une incompétence notoire et caractérisée.

Tant que les Africains placeront instinctivement pour ne pas dire crânement le népotisme avant l’exigence de compétence, tant que pour eux  les idoles de la tribu seront vénérées au détriment du génie personnel,  tant qu’ils continueront à se moquer de l’exigence éthique et méthodologique du « right man at the right place », la médiocrité continuera à nous clouer au pilori de la misère et du ridicule mondiaux.

Adenifuja Bolaji

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