Le Bénin et les 7 Contrebandiers Institutionnels

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Il y a parmi eux des juristes, des avocats, des spécialistes du droits,  d’anciens activistes des luttes citoyennes, et sans que personne ne le leur ai demandé, ils se sont réunis comme ils le disent « en vue d’apprécier le fonctionnement des Institutions ainsi que l’actualité nationale ». Et au terme de leur réunion, qui constitutionnellement en vaut celle du syndicat des transporteurs routiers, ils ont décidé  d’entériner l’exclusion d’une frange non-négligeable du paysage politique national. Le lieu de leur réunion — la présidence de la République —  c’est-à-dire la maison de celui qui a conçu cette exclusion antidémocratique et qui s’abrite derrière l’égoïsme d’un quarteron de députés sans foi, en dit long sur leur bonne foi.  Ce faisant, ils se sont installés sur un double  registre de consensus frauduleux.

D’une part, contrairement au syndicat des transporteurs routiers, ou même à la corporation des médecins, ils ont la prétention d’être les Présidents des plus hautes institutions du pays. A ce titre, ils peuvent se prévaloir d’être la conscience normative de la République. Or, qui dit conscience dit justesse et pertinence. Donc l’avis d’un tel aréopage sur la crise politique qui secoue le pays est non seulement précieux mais de bon sens et  bénéficie d’un préjugé favorable de sérieux, de compétence et de sagesse. D’autre part, incapables d’apporter une solution de justice et de respect de la Démocratie telle qu’attendue  par le peuple, ils n’ont pas trouvé mieux que d’exprimer leur constat de l’impossibilité des parties prenantes de trouver un consensus. Qu’est-ce que l’expression de ce constat gagne à être faite par eux, plutôt que par des vétérinaires ou des coiffeurs ? Plus de respectabilité ? Plus de poids ? Veulent-ils la certifier institutionnelle ? Allez savoir !

Et c’est dans le creux de ce questionnement que se love le deuxième consensus frauduleux.  En vérité, par leur réunion, par le fait qu’ils prétendent ou donnent l’impression de parler d’une même voix, ils projettent une illusion de consensus. La manœuvre est fort subtile et cousue de fil blanc ; elle vise à  substituer au vide de consensus l’idée trompeuse de consensus sur l’absence de consensus. Et cette fausse conscience de la République espère que séduit, conquis, et convaincu, le peuple Béninois se résignerait à son sort.

Métalangage politique inducteur ; manœuvre tendancieuse  ;  mise en scène suborneuse d’un scénario de passage en contrebande de la dictature. Si le ridicule tuait, nos sept contrebandiers institutionnels obnubilés par leurs intérêts égoïstes ne serait plus de ce monde !

Aminou Balogun

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