Afrique : Vers la Jamahiriya ou Dynamique de la Lutte de Résistance

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Dans sa lutte contre les exploiteurs blancs du continent, le combattant africain suprême au-début n’était pas seul. Il combattait dans un groupe. Il émergeait en tant que groupe à la tête de l’État.

Mais, rusé et mu par son impénitence incorrigible, le Blanc a utilisé la tactique du « diviser pour régner » contre les frères combattants. Alors, ils se sont mis à s’entre-déchirer, à s’entre-tuer à la plus grande satisfaction des Blancs. Mobutu/Lumumba ; Compaoré/Sankara, et la liste est bien longue des exécutions fratricides qui ont endeuillée la résistance contre l’exploiteur blanc.

Ce que voyant, le combattant a décidé d’être seul à la tête du combat, mais son isolement a conduit à une gestion solitaire du pouvoir, ce qui n’a pas été du goût de ses frères de lutte, notamment ceux pour qui cette éclipse forcée posait un problème existentiel et qui n’entendaient pas se sacrifier ; d’où les accusations de dictature qui, lancées par les Blancs, trouvaient écho parmi eux.

Quand malgré tous ces cris d’orfraie, le combattant africain a réussi à se placer seul à la tête de la lutte, quand il s’est isolé et rendu maître de la situation, il est devenu alors mûr pour être abattu. Contrairement à sa situation initiale  d’un combattant en faisceau où lorsque l’un tombait, l’autre le remplaçait au pied  levé, avec sa nouvelle condition d’isolé, dès qu’il tombe, c’est tout son pouvoir et sa lutte qui tombe avec lui. C’est ainsi qu’il a suffi de tuer un Kadhafi pour que la Libye tombe aux mains de ses pilleurs occidentaux, au premier rang desquels se trouve la France, l’immense Pays des Droits de l’Homme et des Libertés que l’on sait ! De même a-t-il suffi de faire tomber Gbagbo pour que la France, dans son impénitence colonialiste, s’assure de sa mainmise complète sur son pré carré ivoirien.

La stratégie de l’isolement au sommet du combattant suprême, dans les circonstances de l’organisation de la lutte propres à  l’Afrique, s’avère donc périlleuse et plus risquée que la fraternité combattante initiale. Isoler le centre du pouvoir le rend encore plus vulnérable que de l’inclure dans un groupe. La seule solution possible est de décentrer la direction de la lutte, de faire en sorte que son centre soit partout et nulle part à la fois. Pour utiliser une métaphore de la mécanique quantique, on peut faire appel au principe d’indétermination énoncé par Heisenberg pour les particules. Selon ce principe, on ne peut connaître simultanément la vitesse et la position d’une particule. Traduit en terme politique, en l’occurrence, cela veut dire que la direction du combat doit être partout à la fois et nulle part. Ce type d’organisation de la lutte contre la domination politique de l’Afrique n’est pas sans rappeler la philosophie politique du Colonel Kadhafi à travers le concept de la Jamahiriya. Un Etat de masse, où les peuples se gouvernent par eux-même. Ce n’est pas pour rien que l’Occident coalisé a compris le danger que représentait cette philosophie, et avant que son feu ne se répande sur tout le continent, il a eu beau jeu de diaboliser son concepteur, et de l’éliminer. Un crime immense et immonde, dans le plus pur style de l’Occident chrétien.

Amrahi Benmehdi

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