La Vraie Condition de la Libération Conditionnelle de Gbagbo

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Si quelqu’un est acquitté, après 8 années où toute une machine bureaucratico-judiciaire à cherché en vain à prouver sa culpabilité, qu’est-ce que ça veut dire qu’il est libéré sous condition ? C’est de la barbarie judiciaire,  de l’arbitraire et de l’injustice continués par d’autres moyens.

Au lieu que sur la foi de son innocence, c’est-à-dire de l’échec de la longue quête d’établissement de sa culpabilité, on songe à lui demander pardon et à l’indemniser pour les huit années de sa vie perdues dans les geôles de l’occident paternaliste, celui-ci continue son petit jeu hypocrite, malsain, inhumain et raciste.

La France qui a tout manigancé depuis l’entrée en scène présidentielle de Gbagbo, — un noir intelligent et patriote  qui ne danse pas au son de sa musique néocoloniale classique —  continue de tourner le couteau dans la plaie de cette injustice raciste. On ne veut pas que Gbagbo devienne Nelson Mandela ni un Héro martyr noir. Or c’est le Noir qu’il est qui est martyrisé, sans états d’âme.  Pour un dossier aussi vide et aussi partialement monté, ce n’est qu’à un Noir, un Africain que cette mafia de voleurs occidentaux peut infliger une avanie  aussi cruelle et cette souffrance impunément, dans la complicité active et/ou le silence total des siens.  Ils ne peuvent pas faire ça à un Arabe sans recevoir des bombes ou des explosions ; ils ne peuvent pas faire ça à des Asiatiques  sans que ceux-ci soudés dans la dignité et l’honneur, comme un seul homme se dressent contre leur injustice. Ils ne peuvent pas faire ça aux Russes, ah, ils savent bien la réponse cinglante de Poutine ! Non, il n’y a qu’à un Noir Africain  qu’ils peuvent infliger cette avanie et cette souffrance impunément et sans états d’âme.

Nous sommes trop noirs pour qu’ils aient pitié de nous ; nous sommes trop aliénés et trop divisés pour qu’ils ne disposent pas de nous et ne fassent pas de nous ce qu’ils veulent. Toute l’histoire du pillage et de la réification de l’Afrique et de ses habitants depuis cinq siècles est une histoire basée sur le racisme, en amont et en aval.  Comme nous sommes Noirs et ils sont Blancs, ils ont la liberté  émotionnelle de nous traiter comme des bêtes et de considérer que nous ne méritons pas les richesses de nos terres, de notre sol et de notre sous-sol. Et pour garantir perpétuellement cette usurpation éhontée, ce vol naturalisé, le racisme,  le discours mystificateur sur l’infériorité du Noir africain est sans cesse activé et brandi, cultivé pour justifier et rationaliser le sort qui lui est fait et sa domination.

Gbagbo libéré sous condition, disent-ils ? Ah, les crapules ! Savez-vous quelles sont ces conditions ? Elles visent exactement le même but que son emprisonnement. L’arbitraire et l’injustice de cette soi-disant libération sous condition renvoient à l’arbitraire et à l’injustice de l’incarcération et du déferrement de Gbagbo à la Haye. Gbagbo libéré ? Oui, mais à condition de ne pas aller troubler le pré carré français de Côte d’Ivoire, où  le hideux Sarkozy est allé récemment consoler le chien français qu’il y a installé par la force militaire. Gbagbo libéré par le maître blanc ? Oui mais  à condition de ne pas jouer les empêcheurs de pré-carrer en rond…!

Aminou Balogun

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