En Attendant Gbagbo

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Les Africains attendent la prochaine annonce autoritaire de la CPI après de perfides magouilles de l’ombre avec ses donneurs d’ordre, la France et l’Union Européenne, pour se fixer sur le sort fait à Gbagbo.

Sûrement la France, reflétant les intérêts de ses dominions et de ses ludions au pouvoir en Côte d’Ivoire, est en train de peaufiner les exigences  d’une libération conditionnelle, au mépris du droit et du respect de la dignité humaine.

Pendant ce temps, l’Afrique attend ; les Africains attendent que leurs maîtres tout puissants, les Européens, du haut de leur piédestal politique et militaire, décident.

Quel malheur ! Quelle honte ! Quelle oppression ! Quelle tristesse ! Quelle impuissance  ! Chaque peuple a les oppresseurs qu’il mérite. Il y a des peuples qui, contrairement aux Noirs à l’esprit chloroformé par cinq siècles d’esclavage, n’attendront pas les bras croisés que le sort de leurs héros et de leurs justes soit suspendu au bon vouloir d’une race de violeurs sans foi ni loi. Au contraire, peuples fiers et libres dans l’âme, ils se lanceront à l’assaut de leur oppresseur. Comme un seul homme, ils mettront leur vie sur la table et celle de l’oppresseur du même coup. Il y aurait déjà de gigantesques manifestations, des agitations monstres. La guerre de résistance à l’oppression occidentale qu’ils appellent terrorisme serait en train de faire rage et, aux quatre coins du monde, viserait et décapiterait leurs intérêts. Il y aurait déjà du sang, de la sueur et des larmes. La tempête de la résistance s’abattrait sur leurs peuples. L’Occident saurait alors qu’une collectivité humaine n’en oppresse pas une autre sans en payer le prix fort. Et il y réfléchirait par deux fois avant de piétiner la dignité humaine des autres, comme il le fait aux Noirs depuis des siècles sans jamais vouloir en démordre.

Or au lieu de s’unir et de se jeter dans le brasier du combat de libération et du refus de l’oppression injuste des Blancs, les Africains, chacun dans son coin s’enferme et se tait comme autant de chiens dans leur niche, au lieu d’être libres et unis comme des loups qui hurlent leur liberté à la face de l’oppresseur !

Tant que nous serons passifs et séparés les uns des autres par un  conditionnement que nous nous refusons à secouer, au lieu d’être des loups unis et libres, nous serons toujours à la merci du bon vouloir des  Blancs  racistes ; et ils nous traiteront comme des chiens dans l’indifférence d’un monde bestial ou complice.

Aminou Balogun

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