7 Raisons pour lesquelles la CPI Maintient Gbagbo en Détention

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La chambre d’appel de la CPI a ordonné le maintien en détention de Gbagbo et Blé Goudé ; ceci, suite à  l’appel déposé par la procureure au lendemain de l’acquittement des deux accusés.

Selon la chambre d’appel il y aurait des « raisons exceptionnelles » de maintenir en détention Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, le temps qu’elle rende sa décision sur l’appel de la procureure. Son souci : éviter d’avoir à interpeller de nouveau les accusés, si l’appel sur le fond du dossier est accepté dans quelques mois.

Malgré l’habillage procédurier et juridictionnel de ce maintien en détention, ses vraies raisons sont pourtant ailleurs. On peut les égrener en sept points que voici :

  1. Les raisons pour lesquelles la CPI ( Cour Pourrie d’Injustice) continue de détenir Gbagbo sont exactement les mêmes pour lesquelles, elle l’a incarcéré il y a 8 ans. C’est une Cour pourrie d’injustice qui se moque de l’idée de justice ; sinon elle aurait eu à cœur par principe de parité d’inculper aussi des personnalités du camp adverse ; ceux-ci sont en liberté aujourd’hui alors qu’ils sont auteurs de crimes atroces commis avant, pendant et après les élections.
  2. Ce sont des choses que l’on peut faire avec les Noirs, et uniquement avec eux. Car de par le monde entier, il n’y a que les Noirs que les Blancs peuvent piétiner de la sorte sans aucune réaction cinglante de leur communauté.
  3. Depuis que cette Cour Pourrie d’Injustice existe, elle ne juge que les Noirs. Elle n’est qu’un instrument juridique de contrôle géopolitique à la main des Occidentaux.
  4. Comme le montre le cas de Gbagbo, ce sont les Noirs qui sont utilisés par les Blancs pour y envoyer d’autres Noirs. La CPI est la preuve de la disposition des Noirs à la division fratricide.
  5. Dans ce complot injuste pour éliminer politiquement un homme, il s’agit pour la CPI de ne pas perdre la face. Après toutes sortes d’interventions et de pressions de l’ombre qui ont toujours accompagné les tractations judicaires de cette soi-disant cour, Il s’agit d’éviter que l’opinion internationale ne voie l’injustice et l’arbitraire du cas Gbagbo, gros comme le nez au milieu de la figure.
  6. Il y a huit ans, au plus fort des tensions politiques qui ont divisé la Côte d’Ivoire pour que la France puisse s’assurer de la continuité de sa domination sans partage sur ce pré carré africain auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux, il fallait faire dégager Gbagbo, l’empêcheur de néo-coloniser en rond, et mettre à sa place un chien français bien dressé nommé Ouattara.
  7. La mise en scène et les tractations procédurières qui concourent à maintenir Gbagbo en prison ne sont que des supercheries dilatoires d’un système piégé dans ses propres contradictions. Le but est de s’assurer que la libération de Gbagbo n’ait pas d’incidence négative sur le cours de la vie politique à Abidjan. Eviter que les masses populaires, à sa libération, ne  basculent pas de l’euphorie à la révolte. En raison de l’injustice du traitement raciste infligé à Gbagbo, dans les milieux de la Françafrique, on craint de faire de lui un nouveau Nelson Mandela. On imagine qu’appuyé par Sarkozy, Ouattara, leur ludion, a passé le plus clair de son temps à demander en coulisse un sursis à exécution de l’ordonnance de libération, le temps que lui et ses maîtres s’y préparent ; le temps de cuisiner Gbagbo par des chantages ou des propositions alléchantes de chute dorée ; le temps de se faire une idée exacte de ce que Gbagbo compte faire  le cas échéant de sa nouvelle liberté.

En conclusion de tout cela, la CPI est une Cour Pénale fondée sur le racisme anti-noir ; elle traite les Noirs comme des sous-hommes,  des sujets coloniaux des Occidentaux qui la manipulent.

Comme la crainte de la France est de ne pas faire de Gbagbo un martyr, on peut faire un parallèle avec la libération de Nelson Mandela des geôles de l’apartheid en 1990. Cette libération n’a pas été facile, et n’est pas arrivée d’une traite. Comme l’écrivit Mandela lui-même, le long chemin qui y a conduit n’était pas rectiligne mais en zigzag. A plusieurs reprises la libération de Nelson Mandela avait été annoncée comme imminente, mais les négociations achoppaient toujours sur certaines exigences politiques. Malgré les chantages et les menaces, Nelson Mandela est resté inflexible jusqu’au bout, notamment sur le principe du « one man one vote ». Et c’est de guerre lasse que le système dut accéder à sa libération inconditionnelle.

On est à peu près dans un scénario similaire. Après avoir infligé à leur victime l’arbitraire et l’abus de pouvoir d’une Cour Pénale pourrie d’Injustice, le système Françafrique et les Occidentaux traînent les pieds et veulent obtenir de Gbagbo l’assurance qu’il ne se transformera pas une fois libéré en un nouveau Mandela. Le cas échéant la CPI et ses maîtres Occidentaux perdront doublement la face.

Aminou Balogun

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