Pourquoi les Blancs ne sont pas Intelligents

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Quand on voit comment le monde fonctionne du point de vue des rapports anthropologiques, on peut dire que les Blancs sont intelligents ; ce qui leur permet sans nul conteste de mener la danse. Mais, à y voir de près, surtout en considérant la capacité d’autres civilisations non-blanches comme les Asiatiques  à ne pas s’en laisser conter, et au contraire à leur donner la réplique de belle manière, on prend conscience que l’intelligence des Blancs que leur ethnocentrisme congénital affirme sans ambages est toute relative. Relative, elle l’est bien sûr dans le temps – l’Afrique, le berceau de l’humanité, a aussi, en son temps mené la danse – et dans l’espace.

Actuellement, ce qui conduit à accréditer l’intelligence du Blanc en termes d’exclusivité ou d’apanage essentialisé est une aptitude moins  innée que relative. En vérité, l’intelligence supposée des Blancs  est surtout soulignée par le spectacle déplorable de ceux qu’une comparaison ethnocentriste aussi tenace que maligne  pose comme leur contraire, à savoir les Noirs. Partant de l’opposition naturalisée entre le noir et le blanc en tant que couleurs – opposition légitimée sinon bénie par le discours scientifique, l’intelligence a été consentie au Blanc, comme incarnation naturelle évidente de la lumière, par opposition aux ténèbres dont le Noir est le paradigme anthropologique naturel.

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Et cette  stigmatisation inverse du Noir est surtout corroborée par le spectacle des Africains que les Blancs écrasent, dominent et pillent implacablement depuis six siècles. Certes, il ne suffit pas de dominer et piller les autres pour prospérer et mener la danse comme le font les Blancs, et c’est le lieu de féliciter les Blancs pour leur capacité à transformer le sang, la sueur et les matières premières des Noirs en prospérité de leurs nations et sociétés enrichies dans le malheur de ceux-ci. De même, il ne suffit pas d’avoir souffert toutes les affres qu’ils ont connues aux mains des Blancs pour que les Noirs perdent tout repère et capacité à se prendre en main ; et c’est le lieu d’encourager le Noir, de lui dire : « ô mon frère, lève-toi et marche ! »

En conclusion – et pour dissiper une illusion anthropologique tenace – c’est moins le Blanc qui est intelligent que le Noir, sa victime qui, par sa bêtise, fait l’intelligence de son  prédateur pluriséculaire.

Adenifuja Bolaji

France : J’étais Noir

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