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Sarkozy-Kadhafi, Liaisons Criminelles

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L’affaire dite des financements libyens est une affaire qui sort de l’ordinaire :  après 6 années d’enquête qui ont conduit à la publication du livre de Fabrice Arfi, ce dernier conclut qu’en plus de la corruption, une guerre, qui a conduit à la mort de Mouammar Kadhafi, aurait été déclenchée sur la foi d’un mensonge.

« La plus grave affaire de la Vème République » ?

L’enquête, publiée le 18 octobre sous le titre « Avec les compliments du guide », permet d’obtenir une autre histoire sur les relations entre la Sarkozie et la Libye de Kadhafi, qui « s’éloigne de la version officielle » selon l’auteur.

La visite de Mouammar Kadhafi à Paris en décembre 2010 est pris comme exemple, ce serait une « forme de remboursement symbolique de tout ce que monsieur Kadhafi a fait pour monsieur Sarkozy » dans une France que Fabrice Arfi décrit ayant « sacrifié ses valeurs sur l’autel de l’argent sale ».

La campagne controversée et la chambre forte

Récit, sans commentaire, de l’interview de Fabrice Arfi.

« Claude Guéant, qui était directeur de cabinet et directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, le temps de la campagne électorale [controversée, NDLR] a, dans le plus grand secret, ouvert une chambre forte à l’agence de la BNP Opéra. Il s’y est rendu 7 fois. Une chambre forte qui était tellement grande qu’on pouvait y rentrer debout.

La chambre forte devait servir à protéger des discours de Nicolas Sarkozy qui étaient en fait disponibles sur l’intranet de l’équipe de campagne.

Parallèlement, on découvre que la campagne présidentielle a été un gisement d’espèces. Il y a eu énormément d’espèces pendant la campagne.

Bizarrement, les enquêteurs ont un peu de mal à croire que le coffre-fort de Claude Guéant abritait seulement du papier supportant des discours. Peut-être qu’il abritait du papier qui supportait des valeurs monétaires. »

Suivre le dossier

« C’est une histoire, je crois, inouïe dans les annales de la République, qui est parsemée aujourd’hui de disparitions suspectes, de témoins qui meurent accidentellement, il y a une épidémie de morts accidentelles dans ce dossier, de gens qui étaient au cœur de financements occultes.

Nicolas Sarkozy n’a pas encore été entendu, d’autres acteurs du dossier n’ont pas encore été entendus. L’avenir prend du temps parfois, a fortiori quand on a peu de moyens d’enquête dans l’institution judiciaire et donc le dossier suit son cours. »

ibinimori

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