
La Chambre des représentants du Nigeria, jeudi, a demandé au gouvernement fédéral de suspendre l’interdiction d’importer des véhicules à travers les frontières terrestres.
Les législateurs ont mandaté les comités des affaires gouvernementales et des douanes et droits indirects d’assurer la mise en œuvre et d’en faire un rapport à la Chambre dans les six semaines à venir.
Cette initiative émanait d’une motion intitulée «Nécessité de suspendre l’interdiction d’importer des véhicules par les frontières terrestres», défendue par promue par l’honorable Abdulahi Salame.
M. Salame a soutenu que ceux qui ont fait ces politiques ont échoué à œuvrer pour le succès des sociétés nigérianes d’assemblage de véhicules, que 80% des Nigérians ne peuvent même pas se permettre.
Selon M Salame, « Le pourcentage des Nigérians qui peuvent se permettre des voitures a diminué de façon drastique, suite à la baisse de la valeur de la Naira, l’augmentation de l’inflation, le chômage et le coût élevé de la vie qui ont sinistré le Nigeria où plus de 80 pour cent des gens vivent avec moins de 2 $ par jour.
«Le gouvernement fédéral a des pouvoirs en vertu de l’article 18 de la Loi sur la gestion des douanes et droits indirects visant à restreindre la circulation des marchandises à destination et en provenance du Nigeria par voie terrestre ou par voie navigable et à désigner des stations de douane.
« Toutefois, l’exercice similaire de ces pouvoirs sur l’importation du riz à travers les frontières terrestres en avril 2016, a occasionné des difficultés incalculables sur les Nigérians, sachant qu’un sac de riz se vend maintenant entre N20,000 et N23,000, contre N8,000 quelques mois plus tôt.
« A l’heure qu’il est, le gouvernement n’a pas mis en place des mesures d’accompagnement pour garantir que les Nigérians auront accès à des voitures, car il est moins cher d’acheter des voitures des pays voisins et générer des revenus tout en assurant que nos frontières sont sécurisées contre la contrebande, et ce sans pertes d’emplois. «
M. Salame a également exprimé l’inquiétude que «l’interdiction causera plus de mal que de bien car elle entraînera certainement une augmentation de la contrebande, privera les pauvres Nigérians d’accès à l’acquisition de véhicules, fera monter en flèche les prix des voitures débarquée au port, fera s’envoler l’inflation et exercera une pression sur le naira déjà faible, conduira à l’oisiveté, l’insécurité et la criminalité aux frontières. «
Ayodele Babatope
Débat : Ce Nigeria que nous ne Découvrons qu’en Temps de Crise
