Publié dans Essai, Haro

France : Où est Passé l’Immigré ?

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En France, le mot à la mode pour désigner l’étranger qui fait son entrée dans le pays pour y vivre est le mot « migrant ». Ce mot qui désigne une action provisoire, ou en train de s’accomplir et dont l’issue n’est ni garantie ni assurée.

Est-ce par les temps qui courent,  à cause de la source spécifique des mouvements migratoire que constitue la guerre ? Une guerre dont l’origine politique ou plus précisément géopolitique n’est pas étrangère à l’Occident et à son idéologie de domination– que ce soit en Syrie, en Irak, ou en Libye, d’où viennent ces migrants.

Du temps de la guerre du Vietnam et ses conséquences humaines, on parla de Boat-people. Durant la guerre froide et l’instauration en Afrique et dans le tiers monde de dictatures servant soi-disant à faire barrage au communisme, les victimes de ces pouvoirs absolus qui parvenaient à s’échapper sont nommées réfugiés.

Le parent pauvre des mouvements migratoires vers l’Occident, mais le plus tenace et le plus considérable reste la migration économique.

Longtemps, qu’il soit clandestin, en situation irrégulière, ou provisoire, dès lors qu’il vient d’Afrique — noire ou islamo-saharienne — l’étranger entrant dans le pays, s’y installant ou simplement désireux de s’y installer est appelé immigré. C’est sur son dos que le Front national de M. Jean-Marie Le Pen, puis de sa fille Marine qui en a  repris le flambeau, ont bâti leur épopée politique, qui sert de force-électromotrice à la vie politique française depuis bientôt trois décennies.

L’immigré est-il le terminus social des mouvements migratoires entrant en France ? Quoi qu’il en soit, de nos jours, l’immigré semble avoir  disparu au profit du migrant, qui serait une espèce d’immigré permanent, un être qui n’a pas fini et qui ne finira peut-être jamais de faire ce qu’il sait faire le mieux : immigrer…

 Ahandessi Berlioz

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