
La Parité fixe du franc CFA avec le franc puis avec l’euro depuis soixante-dix ans demeure un non-sujet. Pis, un tabou dans les débats sur la situation économique des pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale qui partagent cet héritage de la colonisation.
Des économistes africains et européens ont entrepris de briser « cette loi du silence ». Ils publient Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ? (éd. La Dispute, 242 p., 15 euros), dont Le Monde Afrique vous offre en exclusivité les bonnes feuilles.
Preuve que le sujet est sensible, plusieurs d’entre eux ont payé au prix fort leur parole hétérodoxe au cours de leur carrière. A commencer par l’un des plus déterminés d’entre eux : Kako Nubukpo. Directeur de la Francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) depuis quelques mois, l’ancien ministre togolais de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, 48 ans, avait été poliment remercié en 2015. Comme quelques années plus tôt, il avait dû quitter son poste d’économiste de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). S’il reconnaît que le combat est rude, il estime cependant que le choc provoqué par le Brexit et la crise grecque peut faciliter l’ouverture d’un débat sur…
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Preuve que le sujet est sensible, plusieurs d’entre eux ont payé au prix fort leur parole hétérodoxe au cours de leur carrière. A commencer par l’un des plus déterminés d’entre eux : Kako Nubukpo. Directeur de la Francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) depuis quelques mois, l’ancien ministre togolais de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, 48 ans, avait été poliment remercié en 2015. Comme quelques années plus tôt, il avait dû quitter son poste d’économiste de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). S’il reconnaît que le combat est rude, il estime cependant que le choc provoqué par le Brexit et la crise grecque peut faciliter l’ouverture d’un débat sur un modèle qui, selon lui, « n’a pas tenu ses promesses et plombe le développement de nos pays ». Il nous a reçu dans son bureau de l’avenue Bosquet, à Paris.
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