Publié dans Haro

Du Gabon, Peu Importe ce que Pensent la Chine, la Russie, ou l’Inde !

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Les médias français faisant écho de la tension électorale en cours au Gabon, et pour la première fois en 56 ans, mettent l’accent sur la suspicion de fraude électorale, et le manque de transparence. Ces deux travers ayant été — et là aussi pour la première fois en 56 ans  — stigmatisés par l’Union Européenne  — sous-entendu, la France qui est en froid avec l’’impertinent rejeton du ludion idéal regretté, Omar Bongo.

Dans les médias français, on cite la position de la France, et on l’étaye tout aussitôt par celle des États-Unis d’Amérique, dont il est dit, dans un langage certes plus diplomatiquement enrobé, qu’ils exigent la même transparence de la part du pouvoir gabonais.

Nul n’ignore que, souvent, pris entre deux feux, le dirigeant africain qui, se réveillant de sa LNA  ( Léthargie Néocoloniale Acquise), sur fond d’une velléité d’autonomie à relents nationalistes,  n’hésite pas à jouer les États-Unis contre la France, surtout lorsqu’il est, comme dans le cas du Gabonais, francophone.

C’est pour cela que la France — du moins ses médias — exhibe au récalcitrant et au monde qui l’entoure, le certificat de parallélisme des formes américain, une espèce de permis de chasse dûment délivré par la grande puissance occidentale et capitaliste de référence.

La France est pour la transparence au Gabon ; les États-Unis aussi ! Une manière de dire au récalcitrant : « Rendez-vous ! Vous êtes cerné ! »

Et peu importe ce qu’en pensent la Russie, la Chine ou les Indes !

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