Adrien Houngbédji, au-delà du Diable et du Bon Dieu

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Si Houngbédji veut coûte que coûte faire partie de la nouvelle mouvance, et si, comme il vient de le faire savoir, il était prêt à prendre le train du Nouveau Départ,  avait-il besoin de s’engager à corps perdu dans l’alliance de l’indignité qui le vit convoler avec Yayi Boni ? A moins que Yayi Boni et lui, contrairement à ce que l’opinion est censée savoir, aient gardé de secrètes vaches ensemble avant et après le K.-O. électoral de 2011, dont il se plaît à jouer les victimes putatives.

Que n’a-t-il fait un choix de premier tour modeste mais digne, quitte à se rallier au vainqueur du second tour ? La facilité de Houngbédji à se faire rouler par Yayi Boni, à se laisser entraîner par ce dernier dans son plan infernal laisse perplexe. Yayi Boni est un être mauvais qui ne s’en cache pas, et Houngbédji, par cette complicité foireuse avec lui, prouve qu’il est un être mauvais, qui use toute son industrie à se draper dans les apparences contraires. En ce moment de descente aux enfers de l’oubli et de l’indignité pour ces deux tristes compères de la vie politique nationale, nul doute que celui qui est mauvais et ne s’en cache pas a un avantage moral sur l’autre devant l’histoire.

Il est clair dans l’esprit de tous les Béninois que la rupture ou son contraire sont le cadet des soucis du Président du PRD.  Quand dans une amoralité pathétique brandie comme un cynisme légitime de victime, on est prêt à se rallier au vainqueur quel qu’il soit, pourquoi courir le risque de choquer ses partisans et le pays tout entier par un positionnement indigne, insensé en apparence, dont on aurait pu faire l’économie ?

Sauf à considérer que l’élection est un fabuleux marché de dupes et de milliards à engranger de tous les côtés : celui du diable comme celui du bon Dieu

Aminou Balogun

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