Yayi Boni, Bi bèèkɔ…

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Il y a des gens qui, quoique issus d’une petite nation, agissent avec un esprit d’exigence et de dignité qui fait honneur au principe d’égalité formelle entre nations ; des gens qui, de par leurs actes et leurs comportements de tous les instants, aspirent à une grandeur qui impose respect, parfois à la limite du maniaque.
Au rebours de ce type d’esprit incarné en Afrique par Nelson Mandela, mais aussi Kwame Nkrumah, Thomas Sankara, Robert Mugabe ou Sékou Touré et bien d’autres, il y a un homme comme Yayi Boni, ci-devant Président du Bénin pour quelques semaines encore qui, de façon inversement maniaque, se situe à l’antipode de cet esprit de grandeur, par sa bassesse congénitale, sa lâcheté et sa servilité. Ainsi, sans même parler de l’Afrique dont on suppose qu’il est originaire, le zèle autodestructeur avec lequel Yayi Boni abaisse son pays, aliène ses intérêts et hait ses ressortissants au profit de l’étranger est proprement déconcertant.
« Aide-toi et le ciel t’aidera », dit-on, « aime les tiens et les autres te respecteront » est une maxime que cet « accident de l’histoire » n’a pas cru indispensable de faire sienne.
Dans cette fin de règne déjà calamiteuse si, dupé par l’acoquinement opportuniste d’un Houngbédji aigri et désaxé, il croit lâcher la bride à sa folie des bassesses, mal lui en prendra pour le restant de sa vie. La moins mauvaise issue pour lui est encore de sortir la tête haute, par des élections absolument irréprochables. Bi bèèkɔ
Aminou Balogun

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