Bénin 2016 : Houngbédji sur la Falaise de l’Histoire

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Le peuple Béninois saura manifester à l’endroit de Léhady un certain pardon, à l’évidence mâtiné de mépris. Ce mépris que méritent les irresponsables innés, qui ont trouvé dans l’existence par procuration un prétexte commode à leur bêtise personnelle. Car quelle que soit la forme hypocrite sous laquelle il est présenté, son acte politique actuel, caractérisé par la cupidité pécuniaire, le vide moral,  et le matérialisme le plus cynique, ne détonne pas dans la série récurrente des actes de sa famille politique, pour ne pas dire sa famille tout court. Attitude d’autant plus choquante qu’elle se pare régulièrement des dehors de grandiloquence ou d’héroïque dénégation.
En revanche, tel n’est pas le cas de Me Adrien Houngbédji. L’homme a certes été la victime expiatoire, le dindon de la farce, des coups bas, cabbales et injustice d’une certaine classe politique portée par la haine de soi typiquement dahoméenne. Cette victimité dont le peuple est conscient a été la raison de sa grande joie de voir Me Adrien Houngbédji accéder à la présidence de l’Assemblée. Haut lieu où le peuple espérait que débarrassé de tout esprit de revanche, le président du PRD entrerait dans l’histoire en conduisant à son terme dans l’honneur et la responsabilité le nécessaire processus d’alternance vis-à-vis du régime apatride, criminel, diabolique, abject et médiocre de Yayi Boni.
Mais en choisissant de faire comme bon lui semble, en jetant aux orties l’espérance investie en lui par le peuple, en faisant fi de l’honneur de la nation, en choisissant la voie qui conduit à hypothéquer l’indépendance nationale et humilier le Bénin dans le concert des nations, en allant se blottir dans les seins du régime de Yayi au moment même où le peuple s’attendait à ce qu’il s’en défiât, Me Houngbédji révèle des propres blessures. Cynique, ce choix n’est pas donné, car il est fait au prix fort ; ô non, pas celui des 7 milliards de nos francs qui auraient changé de mains dans cette tractation de l’infamie mais au prix de la blessure du peuple. Et le peuple blessé, qui peut manifester un certain pardon méprisant pour l’imbécillité machiavélique d’un Léhady, ne pardonnera jamais ce coup cruel de la part de Monsieur Houngbédji. Et, à coup sûr, du haut de la falaise de l’histoire, le peuple dans son courroux légitime n’aura de cesse de précipiter son perfide blesseur dans les flots de la déchéance absolue.

Agada Balanpo

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