
Campagne contre la falsification de l’histoire du Bénin, du 25 novembre au 15 décembre 2015 sous la direction de l’ODHP, de la LDH (Ligue pour la Défense des Droits de l’Homme au Bénin) et de l’ALD (Association pour la Liberté et le Développement)
Thème central : « De l’autocratie au renouveau démocratique sous Kérékou : le règne de la torture et de l’impunité »
Conférence publique du 03 décembre 2015 au CODIAM de Cotonou précédée d’une exposition de tableaux relatifs aux cas de torture et d’assassinat sous Kérékou et le parti-Etat PRPB de 1972 à 1989 et de 1996 à 2006
Thème de la conférence: « La face odieuse du Président Mathieu KEREKOU »
Sous-thème 3 : La gouvernance sociale et culturelle du Président Mathieu KEREKOU
Avant tout propos, il convient de rappeler que le Président Kérékou a dirigé ce pays en 2 grands moments qui sont la période qui va de 72 à 89 soit 17 ans; puis de 96 à 2006 soit 10 ans, avec une courte période de 90 à 91 pendant la transition après le soulèvement du 11 décembre 89 qui a mis fin à l’autocratie qu’il a instaurée jusqu’en 89. Pas moins de 28 ans ou presque 3 décennies. Cela pose déjà le problème de la nature de cet homme qui passe si facilement du socialisme au libéralisme sans aucune forme de procès dans le même pays qui ne décolle pas.
Les volets politiques et économiques ayant été déjà passés en revue par mes prédécesseurs, j’essaierai de parler des aspects concernant le social et le culturel sous Kérékou.
Les objectifs proclamés au lendemain du Coup d’Etat du 26 Octobre 1972 et contenus dans le discours programme du 30 novembre 1972 se déclinent ainsi : Débarrasser le pays de l’oppression politique, de l’exploitation économique et le l’aliénation culturelle.
Dans ce sens, le peuple est appelé à se mobiliser pour résister à la domination étrangère impérialiste.
Des plans de développement économique, social et culturel seront élaborés à partir de ce discours. Des réformes vont suivre qui viseront la satisfaction de besoins sociaux et culturels.
A la seconde période, il s’est agi de l’application du PAS sous différentes formes entre 1996 et 2006.
I- De la politique sociale
L’environnement mondial des années 70 présente deux grands systèmes économiques avec leur influence sur les pays pauvres d’Afrique dont le Bénin. Il s’agit du système capitaliste et du système socialiste représentés par les USA, l’Allemagne et la France pour ne citer que ceux-là et de l’autre côté, l’Union Soviétique, la RDA, la Pologne et la Roumanie, etc.
La révolution proclamée par les putschistes de 72 veut répondre aux aspirations des populations de notre pays au bien-être social et culturel à travers leurs luttes. L’image projetée à l’extérieur de la satisfaction des besoins sociaux (transport public, logements sociaux, instruction gratuite, santé prise en charge par l’Etat, etc.) dans les pays du bloc socialiste accroit ici la pression sociale sur les nouveaux dirigeants du Bénin. Ils sont obligés de promettre et de faire des plans avec les mots d’ordre de prise en compte des 5 besoins sociaux que sont : se nourrir, se loger, se soigner, se vêtir et s’instruire. Voyons quelques cas.
a) Emploi, santé, transport, alimentation
Après la nationalisation des entreprises privées en 1974, des entreprises d’Etats ont été créées. Notamment les régies de transport public STPA, SOTRAZ, SOTRAMO, etc. Des régies de produits alimentaires ont vu le jour : AGB (Alimentation générale du Bénin) et des magasins de vente de vivriers à travers le pays.
Des centres de santé communaux ont surgi pour l’accessibilité aux soins du plus grand nombre comme volonté proclamée. Dans la réalité, les résultats sont maigres.
Dans le domaine de l’emploi, on assiste à une répartition systématique des diplômés sortis de l’université. Des recrutements à la fonction publique pouvaient se faire sur simple demande. Là encore, il s’agit du petit nombre des diplômés répartis dans l’administration et qui ne prend pas en compte le grand nombre des autres diplômés de niveau inférieur ou des centres de formation qui restent sur le carreau ou qui iront grossir le secteur informel.
Mais bien vite la machine commence à craquer. En moins d’une décennie d’expérience, la crise s’ouvre dans les années 80 et en 1985, le Président KEREKOU et son gouvernement arrêtent le recrutement systématique en fin de formation. Le désastre des entreprises publiques qui ferment leurs portes ne permet plus la satisfaction du minimum qui a démarré. KEREKOU qui dénonçait l’impérialisme international et le système capitaliste se rend les poings liés au FMI. Les mesures drastiques imposées conduisent au gel du recrutement et des salaires jusqu’en 95. Entre temps Kérékou est contraint de partir en 89. Quand il revient en 96 jusqu’en 2006, les choses ne s’améliorent guère.
C’est qu’en réalité comme il a été dit dans les communications précédentes, l’arbitraire, le manque de liberté, la corruption, le népotisme et le favoritisme ne pouvaient permettre l’essor de l’économie pour satisfaire dans la durée les besoins sociaux des populations. Et donc pas non plus les besoins culturels.
b) En matière d’instruction publique
L’élan révolutionnaire, en fait pseudo-révolutionnaire a initié la réforme de l’école nouvelle. On était en droit d’attendre une formation performante des apprenants à tous les niveaux, prioritairement tournés vers la transformation des ressources du pays pour la satisfaction des besoins matériels, culturels et moraux des hommes et des femmes du pays. Nous verrons dans le développement si les promesses ont été tenues.
1. Ecole maternelle et primaire
Des efforts ont tendu à ouvrir des écoles maternelles en langues nationales. On peut dire que cela découle de l’expérience de l’Union Soviétique où les plus de 300 langues du pays ont été identifiées, promues de sorte que toutes les nationalités de cette vaste fédération ont accès à l’instruction dans leur langue d’abord avant d’aller au russe et aux langues étrangères pour l’ensemble. Malheureusement les bibiten (école maternelle en fongbé) ont fait long feu, faute de formation adéquate et en nombre suffisant des enseignants pour cela.
L’école primaire n’a pu alors recevoir des apprenants pour poursuivre l’expérience de l’instruction en langues nationales suivie du français et des autres langues internationales.
Le français est demeuré la seule langue dominante dans l’enseignement jusqu’à présent malgré les recommandations insistantes de l’UNESCO (fondées sur la même expérience soviétique indiquée tantôt) à savoir que pour enrayer l’analphabétisme et permettre un mieux-être des citoyens dans leur prise en charge par eux-mêmes dans tous les domaines, les langues nationales restent le passage obligé pour l’instruction, l’administration et la justice.
Ce qu’il faut souligner aussi au niveau de l’enseignement primaire comme des autres degrés supérieurs, c’est que le pouvoir le KEREKOU s’est déchargé sur les parents en matière de construction des salles et de mobiliers ainsi que dans le recrutement et le paiement des enseignants dits communautaires pour suppléer l’insuffisance de ceux qualifiés. Il s’en est suivi la baisse continue de niveau des apprenants qui se poursuit encore de nos jours et se répercute sur l’enseignement secondaire.
2. Situation dans l’enseignement secondaire
Le secondaire n’est pas mieux loti.
Dès les années 75, les bourses scolaires ont été réduites ; en 1977-1978, elles ont été supprimées. Peu après, les internats sont fermés. Les secours scolaires connaîtront le même sort avec l’irrégularité de leur paiement aux ayants droits jusqu’à leur suppression.
De même qu’au primaire, les charges pour les constructions et le mobilier vont peser sur les parents et iront s’aggravant. Entre temps, les écoles normales de formation seront fermées et avec le gel des recrutements à partir de 85-86, les collèges qui ont été multipliés partout vont se retrouver sans enseignants qualifiés en nombre suffisant. Malgré cela, le pouvoir de KEREKOU trouvera le moyen de radier plus de 400 enseignants du secondaire en 1989 pour raison de grève. Il décidera même de les remplacer par des militaires. Il a fallu la résistance opiniâtre des enseignants et du mouvement protestataire de cette année-là pour que les radiés reprennent leur place. C’est dire que la répression n’a pas épargné l’enseignement. Les élèves eux-aussi subissent les assauts des forces répressives et des sbires de KEREKOU.
Il y a d’abord les structures d’embrigadement du Parti-Etat PRPB. Les élèves sont contraints de militer dans les organisations comme le Mouvement Révolutionnaire Scolaire (MRS). Il y a également les travaux champêtres et les activités dans le cadre des coopératives scolaires. Ici, le mal c’est que ce ne sont pas des travaux qui visent une amélioration de la formation ou même des travaux pratiques complétant les cours théoriques. Ils sont apparus très tôt comme des pratiques de soumission et d’humiliation des élèves. Puis les MRS se sont révélé des cadres de mouchardage et de délation.
Cela ne pouvait pas ne pas entrainer des protestations. Les luttes pour la jouissance des libertés d’association, de réunion, d’expression, etc. ont conduit à des manifestations diverses pour aboutir à la création d’organisations indépendantes (telles les comités de lutte des élèves) dans ce milieu sous l’influence de leurs aînés du supérieur.
On doit dire qu’au niveau du secondaire également, les programmes scolaires n’apportaient pratiquement rien de nouveau en matière d’emprise sur les problèmes de la société béninoise. Au contraire, on avait affaire aux vieux programmes néocoloniaux quelque peu rafistolés puis renforcés dans l’esprit de domination culturelle avec les NPE imposés à coup de corruption douce des concepteurs et formateurs à travers des perdiem mirobolants. On sait que le caractère de corruption douce a été stigmatisé par les masses qui en ont ciblé les bénéficiaires à travers le quartier Nouveau Programme à Porto-Novo.
Certes les NPE ne sont pas adoptés directement sous KEREKOU, mais c’est la faillite de son régime et sa soumission plus forte à la domination impérialiste notamment française à son retour au pouvoir de 1996 à 2006 qui ont renforcé ce programme de ruine de l’école dans notre pays précisément en ces années 96 où ils ont été généralisés. Avec aussi l’entrée en lice des contractuels et des vacataires soumis à la précarité et sans aucune garantie de carrière et d’emploi. Toutes choses poursuivies par son poulain YAYI Boni aujourd’hui. Le résultat, de façon presque constante est qu’au secondaire, sur 100 candidats à peine 30 réussissent au BAC ou au BEPC. Donc l’année scolaire est pratiquement blanche pour au moins 70 élèves. L’explication de cet état de choses se trouve dans le manque de matériels didactiques, l’absence de laboratoires, de classes suffisantes et dans le manque de personnel enseignant. Pendant ce temps, la corruption au sommet gagne du terrain et impacte négativement sur la société.
La situation n’est pas meilleure à l’université.
3- A l’université
Les proclamations révolutionnaires de KEREKOU n’ont pas été accompagnées de moyens adéquats ni de liberté pour l’épanouissement de la science et de la culture. Au contraire ! Ici aussi, ce fut le règne de l’arbitraire avec le maintien de programmes néocoloniaux. Entre temps, il a été instauré une formation dite patriotique et révolutionnaire. En vérité, elle a visé à soumettre le monde estudiantin comme celui plus général du pays aux nouveaux dirigeants assoiffés de pouvoir et prêts à tout piller sur leur passage.
Ceux qui avaient le droit de parler à l’université, c’étaient les membres des structures d’embrigadement agglutinés au sein du MRU (Mouvement Révolutionnaire Universitaire), du GAR (Groupe d’Action Révolutionnaire) inféodés au Parti-Etat PRPB. Et c’étaient eux qui avaient le droit de diriger la coopérative universitaire des étudiants ou les syndicats d’enseignants. L’éveil des étudiants et la lutte de rejet de cet ordre ont mis à nu le système de vol et de surfacturation avait cours au CENOU en complicité avec certains responsables de la coopérative. Ces luttes sous la conduite de l’UJCD(Union de la jeunesse communiste du Dahomey) et des comités d’étudiants ont permis avec les grèves de 79 notamment de conquérir la liberté d’association, de réunion, de manifestation et désormais les étudiants pouvaient élire librement leurs représentants. De même, ces luttes ont permis le redressement quelque peu de la ligne du SNES qui a dû se démarquer de son inféodation au pouvoir dictatorial et aux ordres de KEREKOU.
On soulignera toutefois que ces conquêtes n’ont pas plu à KEREKOU qui (en avril 1985) a décidé de dissoudre la coopérative universitaire dont la direction venait d’échapper à ses structures d’embrigadement. Commence alors la chasse aux étudiants, enseignants et autres travailleurs. Les prisons, les camps militaires, les gendarmeries et les commissariats seront plus que jamais remplis de détenus politiques issus des milieux universitaires, scolaires et de travailleurs.
En effet, les mesures du FMI qui s’ajoutaient à l’arbitraire existant pour priver d’emploi, pour geler les salaires et réduire le budget social en faveur des établissements secondaires venaient de pousser les scolaires aussi dans des mouvements protestataires.
Pour intimider et montrer son obéissance aux maîtres impérialistes, KEREKOU ordonne d’ouvrir le feu sans sommation sur tout manifestant. Le jeune élève du CEG Gbégamey Parfait Morel ATCHAKA sera froidement abattu le 06 mai 1985. Mais cela n’arrêtera pas le mouvement revendicatif qui se poursuit jusqu’au soulèvement du 11 décembre 89 qui éreinte le pouvoir de KEREKOU.
Toutefois, la dégradation des conditions de vie et de travail était assez avancée : pas assez de salles de cours, insuffisance d’enseignants et de matériels didactiques, de résidence, de moyens de transport. Les mêmes problèmes pratiquement que ceux qui se posent et agitent le monde estudiantin et enseignant aujourd’hui. On doit souligner que lorsque KEREKOU revient au pouvoir de 1996 à 2006, il renoue avec ses amours répressives sur l’université et les autres secteurs. Les détournements reprennent davantage avec les BAGNAN et les TAKPARA. On note les assauts de la soldatesque sur le campus d’Abomey-Calavi surtout. Les recteurs continuaient d’être nommés jusqu’au sursaut de la communauté universitaire pour imposer l’élection des responsables du rectorat en 2005. Cependant, à ce jour, ni les violations des libertés à l’université, ni les pilleurs de ses ressources ne sont jugés. BAGNAN dont le dossier pend devant les juges n’est du tout inquiété. Quant à TAKPARA, il sera libéré sous caution sans que dans un cas comme dans l’autre, l’université récupère les milliards volés. Tout au contraire TAKPARA sera promu plus tard ministre de la santé sous YAYI. Evidemment, KEREKOU lui-même auteur à nouveau des scandales sur la SONACOP, l’OPT avec TITAN et Cie n’a jamais fait l’objet d’interpellation par la justice. Il a les mains libres pour tenter de mille manières d’asseoir son pouvoir.
Alors, il changera par exemple de méthode pour cela en cherchant à s’attirer les chefferies traditionnelles ou à les diviser.
c- La lutte contre la sorcellerie, la féodalité et l’obscurantisme
Dans ses velléités de créer une culture nouvelle, le pouvoir de KEREKOU a décrété dans les années 75, la campagne contre la sorcellerie, etc.
Les religions révélées et les cultes traditionnels n’ont pas été épargnés. De façon particulière certaines couches sociales ont été ciblées. C’est ainsi que des dizaines de sorciers, de vieilles femmes surtout étaient embarquées et torturées dans les gendarmeries, les commissariats, etc. à travers tout le pays. Certains sont morts sans qu’il n’y ait jamais eu de lumière sur ce qui s’est passé. Evidemment, le régime avait tablé sur le ressentiment qu’ont les populations au sujet des nuisances attribuées aux sorciers.
Georg ELWERT Estime que « l’on doit interpréter la persécution des sorciers comme un effort des autorités pour établir leur monopole également sur ces formes de violence cachées…. ».
La persécution a touché aussi certaines chefferies traditionnelles. Comme rien n’a été fait pour évaluer les dégâts causés à ces couches et appliquer des sanctions aux persécuteurs, KEREKOU a récidivé d’une autre manière à son retour au pouvoir en 96. Dans le cas d’espèce, il cherchait à les soumettre pour les utiliser à des fins électoralistes par exemple. Ceux qui résistaient devraient subir la répression. Ainsi a-t-on vu entre autres le roi ATCHIBA de Bassila faire face à des tracasseries policières en 1998, 2002, 2003 et 2006. Il fera six mois de prison par ailleurs. Les populations de Bassila verront des maisons détruites, des biens pillés et des personnes molestées.
Ailleurs, c’est la division introduite avec des individus qui s’érigent en rois et créent de nouveaux trônes au sein de la même chefferie en violation des coutumes établies.
Que dire, après ce tour d’horizon sur la gouvernance sociale et culturelle du régime KEREKOU ?
On peut retenir qu’on a affaire à un agent patenté de l’impérialisme international comme il aimait à le dire lui-même de ces collaborateurs tombés en disgrâce. Un agent qui use de ruse et d’intrigues pour s’accrocher au pouvoir à ses fins et au service de ses maîtres étrangers. En somme, un apatride, un dictateur et un fossoyeur de l’économie nationale sans foi ni loi. Un de ces agents que les puissances impérialistes protègent et adoubent pour tromper leur peuple afin de les aider eux à piller et violer leurs droits. On comprend qu’ils ne sourcillent le moins du monde à lui attribuer des distinctions et des honneurs alors même que ses forfaits sont connus et établis parfois par leurs propres services spéciaux.
L’immunité personnelle qui lui a été accordée avec leur complicité a pour conséquence aujourd’hui l’installation au sommet de l’Etat d’une morale d’impunité et de mépris du respect du bien public assortie d’arrogance vis-à-vis des peuples et de la jeunesse. On vit désormais dans un pays où l’on parle d’une démocratie prise en otage par la corruption ; où sévit la censure et l’autocensure lorsqu’il s’agit de dénoncer les fraudeurs et les corrompus au sommet pendant que ceux-ci peuvent vitupérer contre le peuple et la jeunesse taxés de tous les noms. Un pays où on voit une haute Cour de Justice inopérante et budgétivore. Une assemblée nationale où les voleurs se protègent comme cet exemple insolent dans le cas des détournements des fonds du projet PPEA 2. Etc. etc.
II. Que faire face à cette situation ?
Il nous semble que le moment est plus que jamais venu d’opérer une salubrité morale du pays. Pour ce faire, il y a lieu
1. D’ouvrir le procès sur la période des règnes de Kérékou afin de situer les responsabilités et combattre l’impunité des tortionnaires et pilleurs. Ce qui permettra de faire la lumière sur :
a. Les dossiers de torture et d’assassinats politiques ou de disparitions y compris la lumière sur la période de lutte contre la sorcellerie, les morts dans les soulèvements après l’assassinat de AIKPE, de AKPOKPO, de ADJAGBONI, du 11 décembre 1989, etc.
b. Les dossiers d’importation et d’enfouissement de déchets toxiques et nucléaires
c. Les dossiers de détournement et de trafics divers
2. De procéder à la réhabilitation des victimes de la répression politique, leur immortalisation et l’érection de musées sur les sites de torture en vue de contrer l’oubli que veulent imposer les tortionnaires
3. De mettre sans délai en application l’indemnisation des victimes de la répression et de leurs ayant droits avec la garantie de soins à la charge de l’Etat
4. De rendre le 7 mai chômé et payé
C’est seulement ainsi qu’on peut enrayer la morale de mensonge, de faux, de censure et d’autocensure, de fraude, de corruption et d’impunité qui caractérise la gestion de la chose publique dans notre pays aujourd’hui.
C’est seulement ainsi qu’on peut empêcher les voleurs de deniers publics et les fraudeurs de falsifier l’histoire en tentant d’ériger le plus grand et monstrueux tortionnaire et assassin de notre pays qui est également l’un des plus grands pilleurs de ses ressources en modèle pour la jeunesse.
Cette abomination ne passera pas. Veillons donc et restons debout!
Je vous remercie
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