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Combien de Béninois , parlant depuis la capitale d’un grand pays européen, s’exprimeraient dans leur propre langue maternelle avec autant de vigueur et de naturel que le font ces Ghanéens ? Pas beaucoup, sinon zéro. Chez nous, parler la langue du Blanc nous fait homme. Le colonialisme français pèse sur nous du poids de son paternalisme et de notre séquestration culturelle et linguistique, alors que dans les pays anglophones, les gens ont la liberté linguistique et symbolique de respirer. Les Ghanéens, les Nigérians ou les Kényans n’ont pas besoin de vous le dire : cela se sent dans leur façon d’être au quotidien… Ce n’est pas à eux du reste qu’on amènera un Premier Ministre de Londres dans les bagages d’un Président servile… |