Bako ou Comment Bâcler la Lépi à 50 Milliards et Devenir Ministre

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haroAvec le branle-bas, et les tensions autour  de la Lepi, une illustration de la culture d’impunité qui mine la vie politique du Bénin est donnée par l’accession et la présence au gouvernement en éminente position de l’homme dont le nom est synonyme de cette escroquerie politico-financière dans laquelle 50 milliards de nos francs ont été engloutis en pure perte.Que le sieur Arifari Bako, au lieu d’aller s’expliquer devant une commission parlementaire de ses agissements frauduleux qui comme chacun sait relèvent d’un complot, à défaut d’aller droit en prison comme Yayi Boni sait mieux que quiconque y expédier ses victimes, qu’un tel laveur de chèque se retrouve non seulement en liberté mais membre éminent du gouvernement, voilà qui en dit long sur la fantaisie d’impunité qui nous tient lieu d’éthique en politique. Vous trafiquez quelque chose qui aurait pu être un outil sociopolitique précieux à toute une nation dans une phase critique de son développement – passe encore que vous passiez pour un intellectuel –, et vous faites perdre 50 milliards à un pauvre pays comme le Bénin, et l’on vous promeut sans états d’âme ministre ! Et pas n’importe quel ministère : Ministre des Affaires étrangères, ce qui vous donne l’occasion d’aller vendre urbi et orbi au nom du Bénin, la fraude et l’impunité, l’iniquité, le bon vouloir du prince et l’immoralité dont vous êtes le nom.

Pendant ce temps, tout le corps politique, les partis mais aussi le peuple et les organisations de la société civile sont sens dessus dessous, subissent les désordres consécutifs aux agissements crapuleux d’une tourbe infecte d’intrigants qui considèrent l’État et ses biens non seulement comme leur propriété, mais le domaine par excellence de leur fantasmes et fantaisies personnels.

Aminou Balogun

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