Avec le récent remaniement du gouvernement, on peut se risquer à une reconstitution rétrospective des motivations de la dernière sortie constitutionnellement graveleuse de la petite ministre Fatouma Amadou-Djibril.
Sentant le vent du remaniement souffler de loin, et sachant qu’elle ferait partie de la charrette des feuilles mortes pour cause d’incompétence — ayant été recrutée en dépit de sa concavité sur une sordide base régionaliste, obsession terreuse et philosophie politique de Yayi Boni– la pauvre Ministre a cru devoir faire sienne la stratégie de la surenchère laudative ; elle crut bon camper le portrait robot de l’inconditionnelle croisée du 3ème mandat, la porte-voix de la gouvernance par l’affect, des décrets irrationnels, et du bon vouloir du prince. Mais sa rodomontade anticonstitutionnelle et ses cris d’amour suspects ont soulevé un tel tollé dans le paysage politique établi, qu’ils n’ont ni fait son affaire ni celle de celui en faveur de qui elle les poussa.
Résultats des courses, la stratégie de la surenchère de la Petite Ministre a fait pschitt…Elle se consolera d’être la septième roue de la charrette des virés… Prenons garde toutefois de ne pas tomber dans le piège du consensus frauduleux, qui voudrait mettre en équation la fin de la maladie et la disparition d’un symptôme…
Aminou Balogun
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