Élections Africaines vue de France : le Togo et le Zimbabwe

Mon Idéo Va, Court, Vole et Tombe sur…

La Crapuleuse Imparité Occidentale

ideogLe côté tendancieux de la manifestation du parti-pris néocolonialiste dans les médias occidentaux–notamment dans les pays qui, comme la France, ont fait de l’ingérence dans les affaires africaines une religion d’État–ce côté tendancieux est choquant pour tout esprit épris d’équité. Parce que bien vite, l’iniquité qui marque le traitement des mêmes types d’information, selon que le pays ou la personnalité africain en cause est ou non dans le giron néocolonial occidental, saute aux yeux.

Il y a quelques jours, le Monde a donné vite fait un compte rendu des élections législatives intervenues récemment au Togo–ce pays où, faut-il le rappeler un fils, dans l’indifférence de l’Occident, a remplacé au pied levé un père dictateur décédé ; et indifférence n’est qu’un euphémisme pour parler de bénédiction objective–où il apparaît que le parti leur larbin Eyadema a remporté la majorité. Bien sûr pour donner l’impression d’un compte rendu équilibré, on prit la peine de parler de dictature au passé. On parla aussi très évasivement de l’insatisfaction de l’opposition. Mais tout cela était évoqué en quelques mots de façon rapide avec l’impression qu’il ne s’agissait là qu’une de ces protestations qui accompagnent habituellement les élections en Afrique ; sachant qu’il est assuré avec la caution des instances africaines que l’élection s’était globalement bien déroulée.
Or, avec le Zimbabwe de Robert Mugabe, cet homme qui, contrairement à Nelson Mandela qu’on encense à l’infini aussi pour

 

cette raison, a osé s’en prendre à la scandaleuse hégémonie agraire de la minorité blanche de son pays, avec Robert Mugabe diabolisé en dictateur noir, le compte rendu prend un autre ton. Il devient suspicieux ; on détaille à longueur de lignes et de paragraphes les fraudes ; on les évalue. Le journaliste prend ouvertement parti pour laisser entendre au lecteur que l’élection était entachée de fraude massive…
Toutes choses qu’alors que le cas togolais était pire, on avait mis sous le boisseau, voilées, édulcorées euphémisées. Et avec ce type de traitement injuste et subjectif, la presse occidentale avec des titres comme le Monde qui se disent sérieux, veut qu’on lui donne le bon Dieu sans confession ; alors que toute leur industrie est déployée dans le sens exclusif de la défense de leurs intérêts dont ils entretiennent à tout instant une conscience aussi subtile que farouche…

Éloi Goutchili

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