AU SECOURS YAHVÉ !

Écho Biblique au Message de Célébration de la Fête Nationale du Bénin  du Docteur Thomas Boni Yayi, par Olympe BHÊLY-QUENUM

   

 

quenumJ’ai lu en l’annotant le « Message à l’occasion de la célébration de la fête nationale du Bénin, édition 2013 » ; quand j’ai eu terminé la lecture de ce texte émaillé de « je vous le jure », « je le jure », il m’est soudain venu à l’esprit cette raillerie de William Butler Yeats que j’ai répétée en riant : « God is laughing to see you so good. » Dieu rit de vous voir si bon.

Lire mes annotations afférentes au « Message à l’occasion de célébration de la fête nationale du Bénin, édition 2013 » me vaudrait la levée de massues et de machettes des fétichistes du Messie failli ; mais en relisant le texte, surgissant de la nuit des âges, des ripostes singulières m’ont fait entendre des voix venant de je ne savais où ; les propos ne me semblant pas inouïs, je rouvris La Bible[1].

Libre à chacun de désapprouver ou de reconnaître la véracité des choses et des agissements de la Politique du Bénin dont on a commémoré le 53 ème anniversaire de l’Indépendance.

Olympe BHÊLY-QUENUM.

Psaume 12.

Au secours,Yahvé ! il n’y a plus d’hommes fidèles ;

La loyauté a disparu d’entre les fils d’Adam.

On ne fait que mentir, chacun à son prochain,

Lèvres trompeuses, langue d’un cœur double.

Que Yahvé retranche toute lèvre trompeuse,

La langue qui fait de grandes phrases,

Ceux qui disent : « La langue est notre fort,

Nos lèvres sont pour nous, qui serait notre maître ?»

À cause du pauvre qu’on dépouille, du malheureux qui gémit,

Maintenant je me dresse, déclare Yahvé :

J’assurerai le salut à ceux qui y aspirent.

Les paroles de Yahvé sont des paroles sincères,

Argent natif qui sort de terre,sept fois épuré ;

Toi, Yahvé,tu y veilleras.

Tu le protègeras d’une telle engeance à jamais.

De tous côtés les impies s’agitent,

La corruption grandit chez les fils d’Adam.

*

Psaume 14

L’insensé dit en son cœur :

« Non, plus de Dieu ! »

Corrompues, abominables leurs actions ;

Personne n’agit bien.

Des cieux Yahvé se penche

Vers les fils d’Adam,

Pour voir s’il en est un de sensé,

un qui cherche Dieu.

Tous ils sont dévoyés,

ensemble pervertis.

Non, personne n’agit bien,

non, pas un seul.

Ne le savent-ils pas, tous les malfaisants ?

Ils mangent mon peuple,

voilà le pain qu’ils mangent,

ils n’invoquent pas Yahvé.

Là, ils se sont mis à trembler,

car Dieu est pour la race du juste :

vous bafouez la révolte du pauvre,

mais Yahvé est son abri.

Qui donnera de Sion le salut à Israël ?

Lorsque Yahvé ramènera les captifs de son peuple,

allégresse en Jacob et joie pour Israël !


[1] cf. La Bible de Jérusalem, édits Cerf, Paris.

 

   

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