MALI : QUAND L’OCCIDENT CRÉTIN COMMENCE A REGRETTER…

MALI : QUAND L’OCCIDENT CRÉTIN COMMENCE A REGRETTER L’ÉLIMINATION CRAPULEUSE DU COLONEL KADHAFI

 

   

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Au plus fort de la pression occidentale sur son régime, le colonel Mouammar el-Kadhafi a averti que s’il tombait, le chaos et la guerre sainte dépasserait l'Afrique du Nord. «Les gens de Ben Laden viendraient imposer des rançons sur terre et sur mer», avait-il déclaré. « Nous allons revenir à l'époque de Barberousse, des pirates, des Ottomans qui imposaient des rançons sur les bateaux. » (…)
En un sens, tant la crise des otages en Algérie que la bataille qui fait rage au Mali sont des conséquences de la chute du colonel Kadhafi en 2011. Comme d'autres hommes forts de la région, le colonel Kadhafi avait surtout tenu en échec les diverses factions ethniques et tribales de son pays, soit par répression ou par cooptation dans son armée. Il a agi comme un couvercle, en gardant les éléments volatiles sous contrôle. Une fois que le couvercle a été retiré, et que les frontières forcées par les puissances étrangères sont devenues plus poreuses, il y eut une plus grande liberté pour les différents groupes – qu'il s'agisse des rebelles, des djihadistes ou des criminels – à se joindre ensemble et faire cause commune. (…)

 

 

Au Mali, par exemple, il y a les Touaregs, un peuple nomade ethniquement distinct à la fois des Arabes au nord, et les Noirs qui habitent le sud du Mali et qui contrôlent le gouvernement national. Ils ont combattu pour le colonel Kadhafi en Libye, puis ont repris le chemin de l'autre côté de la frontière, après sa chute, se regroupant avec les islamistes pour former une force de combat bien plus redoutable. Ils ont apporté avec eux des armes lourdes et une grande détermination nouvelle à renverser le gouvernement malien, qu’ils avaient combattu pendant des décennies dans une lutte essentiellement laïque pour une plus grande autonomie.

Adenifuja Bolaji

d'après un article du New York Time

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