Et l’Afrique Sera Libre
Dans chaque pays Africain, on peut trouver un certain nombre de fois la taille du Rwanda ; même si ce nombre est une fraction inférieure à 1. On admettra donc les ⅛Rwanda, ⅓Rwanda, ½Rwanda, ¼Rwanda, ¾Rwanda. Et il y aura bien sûr des n*Rwanda. (n>1)
Dans chaque pays africain, il y a suffisamment d’hommes de bien, de gens propres, éthiquement fiables, intellectuellement et techniquement aptes, mentalement sains et historiquement conscients du passé et des souffrances de notre race ; de tels gens sont à même de diriger et devraient diriger en priorité le pays, prendre à bras le corps le défi de mutation
économique, sociale, politique, mentale et éthique auquel l’Afrique est confrontée urgemment et désespérément. Mais comme par le jeu d’une fatalité aussi subtile que diabolique, aussi ironique que pernicieuse, ces gens-là n’accèdent jamais aux commandes des nations ou états africains. Pourquoi ? Bonne question : parce qu’une venimeuse engeance, une tourbe infecte de médiocres, aidés par les circonstances et l’histoire, épaulés par ceux qui ont intérêt à ce que les Noirs ne progressent pas, cette fourbe légion d’usurpateurs concaves, dont certains passent même pour Docteurs ou Professeurs et que sais-je encore, vient noyauter l’appareil d’État. Ils agissent sur le mode viral et contaminent tout l’espace politique de leur mœurs infects, de leur oligophrénie potentielle, de leur rapacité infernale. De ce fait, ils empêchent l’appareil d’État, l’organisation collective de fonctionner dans le sens du redressement national, du progrès, de la mutation vitale tant souhaitée mais qui est si difficile à réaliser en Afrique – continent qui en a le plus besoin ; au point que cette difficulté alimente le mépris circulaire de nos ennemis et exploiteurs héréditaires. Et nombre d’entre eux glosent sur notre sous-humanité supposée, lorsqu’ils ne se plaisent pas à mettre en doute cette humanité.
Ainsi en raison de cette inversion absurde par laquelle la lie infecte et médiocre d’une collectivité s’est arrogée le monopole de diriger sa crème, le monde en est venu à ne retenir de l’Afrique noire que son aspect noir au détriment de sa potentialité lumineuse, de tout ce soleil dont la nature l’a pourtant si généreusement dotée.
Et où est donc le rapport avec le Rwanda comme mesure territoriale de nos États ? Eh bien, il est simple : je rêve de sanglants génocides comme au Rwanda, mais des génocides assistés par ordinateur, qui prendrait un soin calculé à éliminer de la surface politique de l’Afrique ces faux bourdons qui s’accaparent de ses fleurs sans pouvoir faire de miel. Éliminer scientifiquement les usurpateurs, les médiocres qui s’accaparent des manettes du pouvoir au détriment des bons, écrasés, éliminés, jetés dans l’oubli, isolés, laissés pour compte. Oui, il y a de bons génocides : s’il s’agit de massacrer jusqu’au dernier la tourbe infecte de mécréants, des bouffons sans cœur, hommes sans foi ni loi qui vendent pères et mères pour garnir les replis de leur ventres insatiables.
Donnez-moi une fraction de Rwanda et un ordinateur, et je libérerai l’Afrique, notre mère-patrie, de sa tourmente héréditaire. Donnez-moi une fraction de Rwanda et un ordinateur, et je hisserai l’Afrique sur la voie lactée de la lumière. Une fraction de Rwanda et un ordinateur, et l’Afrique passera des Ténèbres aux Lumières…
Ahokponou Basile
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Merci pour cette tirade exutoire de nos rancoeurs…
Mais il suffirait de promouvoir comme vous le soulignez des profils citoyens tels Fr. Godfrey NZAMUJO comme leaders et non les wakami wakami wasomi wasomi
Le genocide fut il conceptuel et symbolique est inutile…
Thomas coffi